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Bail de location vide (résidence principale)

Le bail de location vide encadre la location d'un logement nu choisi comme résidence principale. Rédigez le vôtre en quelques minutes — et maîtrisez chaque clause grâce à ce guide complet, à jour du droit français.

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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.

CONTRAT DE BAIL DE LOCATION VIDE

Logement nu à usage de résidence principale — loi du 6 juillet 1989

Entre les soussignés :

M. Jean Dupont, né(e) le 12 avril 1985 à Lyon (69), de nationalité française, exerçant la profession de Cadre, demeurant 10 rue de la Paix, 75002 Paris

ci-après désigné « le Bailleur »,

D'une part,

Et :

Mme Marie Martin, né(e) le 23 septembre 1990 à Bordeaux (33), de nationalité française, exerçant la profession de Ingénieure, demeurant 25 avenue Foch, 75116 Paris

ci-après désigné « le Locataire ».

D'autre part.

1. Désignation du logement

Le Bailleur donne en location au Locataire qui accepte le logement ci-après désigné : appartement de 3 pièces principales, d'une surface habitable Carrez de 52 m², situé 25 avenue Foch, 75116 Paris, 3e étage avec ascenseur. Annexes : Cave n°12, parking n°5.

Le chauffage est individuel. L'eau chaude est produite de manière individuelle. Le logement est loué à usage exclusif d'habitation principale du Locataire et répond aux caractéristiques de décence prévues par le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002.

Travaux engagés par le Bailleur avant entrée du Locataire : Remise en peinture du séjour et des deux chambres avant l'entrée dans les lieux..

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Infographie : Bail de location vide (résidence principale) — points clés, durée de personnalisation et nombre de références juridiques
Bail de location vide (résidence principale) en bref — l'essentiel à retenir

Qu'est-ce qu'un bail de location vide ?

Le bail de location vide est le contrat par lequel un propriétaire (le bailleur) loue à un locataire un logement non meublé qui en fait sa résidence principale. Il est régi par la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, texte d'ordre public protecteur du locataire.

Un logement est dit « vide » ou « nu » lorsqu'il ne comporte pas le mobilier et les équipements permettant au locataire d'y vivre immédiatement (à la différence de la location meublée, qui suppose une liste de meubles fixée par décret). La location nue à usage de résidence principale relève d'un régime distinct, plus stable pour le locataire : durée minimale plus longue, dépôt de garantie plafonné à un mois, formalisme renforcé.

Depuis le décret n° 2015-587 du 29 mai 2015, le contrat doit respecter un « bail-type » réglementaire : un socle de mentions obligatoires que les parties ne peuvent pas écarter. S'y ajoutent une notice d'information remise au locataire et un ensemble de diagnostics annexés. Ce cadre fait du bail vide un contrat très encadré, où la liberté contractuelle est largement bornée par la loi.

À quoi sert ce bail et qui est concerné ?

Le bail de location vide sécurise la relation entre le bailleur et le locataire sur la durée. Il fixe le loyer et ses modalités de révision, le montant des charges récupérables, la durée de la location, le dépôt de garantie, les obligations de chacun et les conditions de sortie. Pour le locataire, c'est la garantie d'un logement stable ; pour le bailleur, c'est un cadre clair qui sécurise ses loyers et limite les contestations.

Les parties au contrat

Le bailleur

Le propriétaire du logement, particulier ou personne morale (SCI, société…). La nature du bailleur a un effet direct : un bailleur personne morale doit consentir un bail de six ans minimum, contre trois ans pour un particulier.

Le locataire

La personne physique qui occupe le logement à titre de résidence principale et verse le loyer. Pour plusieurs occupants signataires, c'est le bail de colocation qui s'applique.

Le garant (facultatif)

Une personne qui se porte caution solidaire des sommes dues par le locataire. Son engagement doit être plafonné en mois de loyer pour être valable.

Location vide ou meublée ?

Si le logement comporte le mobilier et les équipements de la liste réglementaire (literie, plaques de cuisson, réfrigérateur, vaisselle…), il s'agit d'une location meublée, soumise à un régime distinct : bail d'un an renouvelable, dépôt de garantie jusqu'à deux mois, fiscalité différente. Le choix du bon contrat est déterminant.

Quelle est la durée du bail (3 ans ou 6 ans) ?

La durée minimale du bail vide dépend de la qualité du bailleur (article 10 de la loi du 6 juillet 1989) : trois ans lorsque le bailleur est une personne physique, six ans lorsqu'il s'agit d'une personne morale (SCI, société, association). Une durée inférieure est réputée non écrite et ramenée au minimum légal.

  • Bailleur particulier : trois ans minimum, renouvelables par tacite reconduction.
  • Bailleur personne morale (SCI, société…) : six ans minimum.
  • À l'échéance, le bail se reconduit tacitement pour la même durée, sauf congé délivré dans les formes et délais légaux.
  • Le bailleur ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, pour un motif limité : reprise pour habiter, vente, ou motif légitime et sérieux (impayés, troubles…).

Le congé du locataire

Le locataire peut quitter le logement à tout moment, sans motif, en respectant un préavis de trois mois. Ce préavis est réduit à un mois dans plusieurs cas : logement situé en zone tendue, mutation professionnelle, perte d'emploi, premier emploi, état de santé justifiant un changement de domicile, attribution d'un logement social, ou bénéfice du RSA ou de l'allocation adulte handicapé. Le congé se donne par lettre recommandée avec accusé de réception, remise en main propre contre récépissé, ou acte de commissaire de justice.

Le congé du bailleur est très encadré

Contrairement au locataire, le bailleur ne peut pas reprendre son logement librement : il doit délivrer congé pour l'échéance, avec un préavis de six mois, et justifier d'un motif autorisé (reprise, vente, motif légitime et sérieux). Un congé irrégulier est nul.

Les mentions et clauses obligatoires du bail

Le bail vide doit être établi par écrit et respecter le bail-type du décret du 29 mai 2015. Certaines mentions sont indispensables : leur absence peut empêcher l'application de plusieurs droits du bailleur, voire fonder une demande de régularisation par le locataire.

Identité des parties

Nom et domicile du bailleur (et, s'il y a lieu, du gestionnaire), nom du locataire. Pour une personne morale, sa dénomination, son siège et son représentant.

Désignation du logement

Adresse précise, type de logement, nombre de pièces principales, surface habitable, équipements et annexes (cave, parking, balcon), nature du chauffage et de la production d'eau chaude.

Date de prise d'effet et durée

Le point de départ du bail et sa durée (trois ou six ans selon le bailleur). L'état des lieux d'entrée doit être réalisé au plus tard à la remise des clés.

Loyer et modalités de révision

Montant du loyer hors charges, date et lieu de paiement, règles de révision annuelle indexée sur l'indice de référence des loyers (IRL) publié par l'INSEE.

Charges récupérables

Le mode de règlement des charges : provisions avec régularisation annuelle (régime de droit commun), forfait dans les cas admis, ou au réel sur justificatifs.

Dépôt de garantie

Son montant, plafonné à un mois de loyer hors charges pour une location vide (article 22 de la loi de 1989).

Surface habitable

La surface habitable doit figurer au bail. Une surface réelle inférieure de plus de 5 % à celle annoncée ouvre droit à une diminution proportionnelle du loyer.

Encadrement des loyers (zone tendue)

Dans les communes concernées, le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral et, le cas échéant, le complément de loyer et sa justification.

Documents à annexer

Au contrat s'ajoutent obligatoirement : le dossier de diagnostic technique (DPE, ERP, et selon l'âge du bien le constat de risque d'exposition au plomb et le diagnostic amiante), la notice d'information sur les droits et obligations des parties, et l'état des lieux d'entrée signé contradictoirement.

Loyer, charges, révision et dépôt de garantie

Le montant du loyer est en principe fixé librement à la première mise en location — sauf zone d'encadrement. Son évolution dans le temps et le montant du dépôt de garantie, eux, sont strictement plafonnés.

La révision annuelle du loyer

Le loyer ne peut être révisé qu'une fois par an, à la date convenue (souvent la date anniversaire du bail), et seulement si une clause de révision le prévoit. La hausse est plafonnée à la variation de l'indice de référence des loyers (IRL) publié chaque trimestre par l'INSEE. Sans clause de révision indexée sur l'IRL, le bailleur ne peut pas augmenter le loyer en cours de bail.

Les charges récupérables

Pour un bail vide, le régime de droit commun est celui des provisions sur charges : le locataire verse une provision mensuelle, régularisée chaque année sur la base des dépenses réelles, justificatifs à l'appui. Le forfait de charges, figé et sans régularisation, n'est admis que dans des cas particuliers (colocation, meublé…), pas pour une location vide « classique ». Le bailleur doit pouvoir justifier les sommes demandées.

Le dépôt de garantie

Le dépôt de garantie est plafonné à un mois de loyer hors charges pour une location vide. Versé à la signature, il garantit l'exécution des obligations du locataire. Il doit être restitué dans un délai d'un mois si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, ou de deux mois en cas de retenues justifiées. Au-delà, la somme due est majorée de 10 % du loyer mensuel par mois de retard commencé.

Un dépôt supérieur à un mois est illégal

Toute somme demandée au-delà d'un mois de loyer hors charges au titre du dépôt de garantie reste due au locataire : le surplus peut être réclamé. Charges, provisions et complément de loyer ne sont jamais inclus dans le calcul de ce plafond.

Diagnostics, décence et passoires thermiques

Le bailleur doit délivrer un logement décent et fournir un dossier de diagnostic technique. Ces obligations conditionnent la mise en location elle-même : un logement indécent ou trop énergivore ne peut tout simplement pas être loué comme résidence principale.

La décence du logement

Le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 fixe les critères de décence : une surface habitable d'au moins 9 m² avec une hauteur sous plafond d'au moins 2,20 m, ou à défaut un volume habitable d'au moins 20 m³, l'absence de risque pour la sécurité et la santé, et les équipements indispensables (eau potable, chauffage, installation sanitaire). Un logement inférieur à ce plancher ne peut pas servir de résidence principale.

Les passoires thermiques (loi Climat & Résilience)

La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 organise l'interdiction progressive de mise en location des logements les plus énergivores, appréciée par le diagnostic de performance énergétique (DPE) : les logements classés G sont interdits à la nouvelle mise en location depuis le 1er janvier 2025, les logements classés F le seront à compter du 1er janvier 2028, et les logements classés E à compter du 1er janvier 2034.

DPE obligatoire et opposable

Le DPE doit figurer au bail et être communiqué au locataire avant la signature. Depuis 2022, le loyer d'un logement classé F ou G ne peut plus être révisé ni augmenté entre deux locations. Anticipez la rénovation énergétique pour rester en règle.

Comment rédiger votre bail, étape par étape

Notre assistant vous guide question après question pour produire un bail complet et conforme. Voici les informations à préparer :

  1. 1Identifiez les parties : le bailleur (particulier ou personne morale) et le locataire, avec leur état civil et leur adresse.
  2. 2Décrivez le logement : adresse, type, nombre de pièces, surface habitable, équipements, annexes, chauffage et eau chaude.
  3. 3Renseignez les diagnostics : classes DPE et GES, et les annexes requises selon l'âge du bien (plomb, amiante) et la localisation (état des risques).
  4. 4Fixez le loyer hors charges, le mode de charges (provisions, forfait, réel), l'indice de référence IRL et, en zone tendue, le loyer de référence majoré.
  5. 5Déterminez le dépôt de garantie (un mois maximum), le jour et le moyen de paiement.
  6. 6Ajoutez, le cas échéant, un garant solidaire avec un plafond exprimé en mois de loyer.
  7. 7Choisissez la durée (trois ou six ans selon le bailleur), la date de prise d'effet et les clauses optionnelles (clause résolutoire, assurance habitation).
  8. 8Relisez l'ensemble, puis annexez l'état des lieux d'entrée et la notice d'information avant la signature.

Un document à votre nom

Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé.

Les erreurs à éviter

Dépasser le plafond du dépôt de garantie

Réclamer plus d'un mois de loyer hors charges pour un logement vide est illégal : le surplus reste dû au locataire, qui peut en obtenir la restitution.

Oublier la clause de révision

Sans clause de révision indexée sur l'IRL, le loyer ne peut pas être augmenté en cours de bail. La révision oubliée une année ne se rattrape pas rétroactivement au-delà des délais.

Négliger l'état des lieux d'entrée

Sans état des lieux d'entrée détaillé, le logement est présumé reçu en bon état : la restitution du dépôt de garantie devient une source de litige en fin de bail.

Ignorer l'encadrement en zone tendue

Dans une commune sous encadrement, un loyer supérieur au plafond majoré sans complément justifié peut être réduit par le juge, avec restitution du trop-perçu.

Mettre en location une passoire thermique

Louer un logement dont le DPE est inférieur au seuil autorisé expose le bailleur à ne plus percevoir un loyer conforme et à devoir réaliser les travaux.

Un cautionnement sans plafond

Un engagement de caution sans plafond exprimé en mois de loyer est fragilisé. Indiquez un plafond cohérent (24 mois en pratique) et l'identité complète du garant.

Location vide, meublée ou bail mobilité : quelles différences ?

Selon le logement et la durée d'occupation visée, un autre contrat peut être plus adapté. Voici les principales différences :

CritèreLocation videLocation meubléeBail mobilité
MobilierLogement nuMobilier de la liste réglementaireLogement meublé
Durée3 ans (ou 6 ans si bailleur personne morale)1 an renouvelable (9 mois étudiant)1 à 10 mois, non renouvelable
Dépôt de garantie1 mois de loyer hors charges maximum2 mois de loyer hors charges maximumInterdit
Préavis du locataire3 mois (1 mois en zone tendue ou cas légaux)1 mois1 mois
Public viséRésidence principale durableRésidence principale, plus flexibleLocataire en mobilité (études, mission, formation)
Tableau comparatif — Location vide · Location meublée · Bail mobilité

Reconduction, congé et fin du bail

À l'échéance, le bail vide ne s'arrête pas automatiquement : il se reconduit tacitement pour la même durée tant qu'aucune des parties n'a délivré congé dans les formes. La répartition des droits de sortie est volontairement déséquilibrée en faveur du locataire.

La sortie à l'initiative du locataire

Le locataire peut partir à tout moment moyennant un préavis de trois mois (un mois en zone tendue ou dans les cas légaux). L'état des lieux de sortie, comparé à celui d'entrée, conditionne la restitution du dépôt de garantie. Le bailleur ne peut retenir que des sommes justifiées (réparations locatives, loyers ou charges impayés, régularisation).

La sortie à l'initiative du bailleur

Le bailleur ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, avec un préavis de six mois, et pour l'un des trois motifs admis : la reprise pour y habiter (lui-même ou un proche désigné par la loi), la vente du logement (le locataire bénéficie alors d'un droit de préemption), ou un motif légitime et sérieux (notamment des manquements du locataire). Tout congé doit être motivé, à peine de nullité.

La clause résolutoire

Lorsque le bail comporte une clause résolutoire, le défaut de paiement du loyer ou des charges, le non-versement du dépôt de garantie ou le défaut d'assurance peuvent entraîner la résiliation de plein droit, après un commandement de payer resté infructueux dans le délai légal.

Questions fréquentes

Oui. Le bail d'un logement loué nu à usage de résidence principale doit être établi par écrit et respecter le bail-type réglementaire du décret du 29 mai 2015. L'écrit conditionne aussi l'annexion des diagnostics, de la notice d'information et de l'état des lieux d'entrée.

Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.

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