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Bail de colocation avec clause de solidarité

Le bail de colocation permet à plusieurs locataires de partager un même logement sur un contrat unique. Personnalisez le vôtre en quelques minutes — et maîtrisez la clause de solidarité grâce à ce guide complet, à jour de la loi ALUR.

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Mis à jour le 11 juin 2026
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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.

CONTRAT DE BAIL DE COLOCATION

Location vide — bail unique

Entre les soussignés :

M. Jean Dupont, né(e) le 12 avril 1985 à Lyon (69), de nationalité française, exerçant la profession de Cadre, demeurant 10 rue de la Paix, 75002 Paris

ci-après désigné « le Bailleur »,

D'une part,

Et :

Mme Marie Martin, né(e) le 23 septembre 1990 à Bordeaux (33), de nationalité française, exerçant la profession de Ingénieure, demeurant 25 avenue Foch, 75116 Paris

ci-après désigné « Colocataire n° 1 »,

D'une part,

Et :

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Infographie : Bail de colocation avec clause de solidarité — points clés, durée de personnalisation et nombre de références juridiques
Bail de colocation avec clause de solidarité en bref — l'essentiel à retenir

Qu'est-ce qu'un bail de colocation ?

La colocation est la location d'un même logement par plusieurs locataires, qui en font leur résidence principale et le partagent. Elle est définie et encadrée par l'article 8-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, introduit par la loi ALUR du 24 mars 2014.

Concrètement, deux à huit colocataires (au minimum deux) signent un bail unique avec le bailleur et occupent ensemble le logement : chacun dispose le plus souvent d'une chambre privative, tandis que la cuisine, la salle de bains et les pièces de vie restent communes. C'est cette formule du bail unique, signé par tous, qui est proposée par ce modèle.

La colocation peut prendre deux formes juridiques : soit un contrat unique signé par l'ensemble des colocataires (le cas couvert ici), soit autant de baux individuels que de colocataires. Le contrat unique est le plus courant et le plus simple à gérer : un seul loyer global, une seule durée, et la possibilité d'une clause de solidarité entre colocataires.

À quoi sert ce bail et qui est concerné ?

Le bail de colocation sécurise une relation à plusieurs : il fixe le loyer total et sa répartition, le dépôt de garantie, la durée, les règles de remplacement d'un colocataire qui s'en va et, surtout, l'étendue de l'engagement de chacun. Pour le bailleur, c'est l'assurance d'un cadre clair face à plusieurs occupants ; pour les colocataires, c'est la garantie de connaître précisément leurs droits et leurs obligations réciproques.

Les parties au contrat

Le bailleur

Le propriétaire du logement (ou son mandataire dûment habilité). Il loue le bien meublé ou nu, perçoit le loyer et garantit aux colocataires la jouissance paisible des lieux ainsi qu'un logement décent.

Les colocataires

Au moins deux personnes physiques, qui occupent ensemble le logement à titre de résidence principale. Chacun signe le bail et s'engage selon les règles convenues (notamment la clause de solidarité, si elle est retenue).

Colocation ou simple location ?

Dès qu'au moins deux locataires occupent ensemble le logement comme résidence principale, on est en colocation. Pour un locataire unique, c'est un bail classique qu'il vous faut : « Bail location vide » ou « Bail meublé ». Pour un couple marié ou pacsé, le régime est différent (cotitularité légale du bail).

Colocation vide ou meublée : quelle durée et quel dépôt ?

La nature du logement — vide ou meublé — détermine plusieurs règles essentielles : la durée du bail et le plafond du dépôt de garantie. Ce choix n'est pas libre, il découle du type de location effectivement consenti.

  • Logement vide : durée minimale de trois ans lorsque le bailleur est un particulier, six ans lorsqu'il s'agit d'une personne morale (société). Dépôt de garantie limité à un mois de loyer hors charges (article 22 de la loi de 1989).
  • Logement meublé : durée d'un an, ou neuf mois pour un bail étudiant (sans reconduction tacite). Dépôt de garantie limité à deux mois de loyer hors charges (article 25-6).

Un logement est considéré comme meublé lorsqu'il comporte les éléments d'ameublement listés par le décret n° 2015-981 (literie, plaques de cuisson, réfrigérateur, vaisselle, table et sièges, rangements, etc.). Un inventaire détaillé du mobilier doit alors être annexé au bail. À défaut, la location risque d'être requalifiée en location vide, avec les durées et plafonds correspondants.

Cohérence durée / logement

Une durée de trois ou six ans est incohérente avec un logement meublé : le bail risque d'être ramené aux règles du meublé (un an). Vérifiez aussi la cohérence du dépôt de garantie : un mois de loyer hors charges en vide, deux mois en meublé.

La clause de solidarité, point névralgique de la colocation

La clause de solidarité est le cœur du bail de colocation. Bien comprise, elle protège le bailleur ; mal encadrée, elle expose chaque colocataire à des conséquences lourdes. La loi ALUR en a strictement borné les effets.

Avec une clause de solidarité, chaque colocataire répond de l'intégralité du loyer et des charges, et non de sa seule part. Si l'un cesse de payer, le bailleur peut réclamer la totalité de la somme aux autres. C'est une garantie forte pour le propriétaire, mais un risque réel pour chaque occupant, qui peut se retrouver à payer pour un colocataire défaillant.

L'extinction de la solidarité après un départ (loi ALUR)

Lorsqu'un colocataire donne congé, sa solidarité — et celle de sa caution — ne perdure pas indéfiniment. L'article 8-1 de la loi de 1989, issu de la loi ALUR, prévoit qu'elle prend fin dès qu'un nouveau colocataire le remplace au bail, et au plus tard six mois après la fin de son préavis. Une clause prévoyant une solidarité illimitée dans le temps est illégale.

Le plafond de six mois est impératif

Vous ne pouvez pas convenir d'une solidarité après départ supérieure à six mois : ce plafond est d'ordre public. Au-delà, la clause est sans effet pour la période excédentaire. À l'inverse, vous pouvez prévoir une durée plus courte, ou aucune clause de solidarité du tout (chaque colocataire ne répond alors que de sa quote-part).

Les clauses et mentions essentielles du bail

Un bail de colocation écrit et complet est indispensable. Au-delà de l'identité des parties, plusieurs éléments structurent le contrat et conditionnent la sécurité de chacun.

Désignation des parties et du logement

Identité du bailleur et de chaque colocataire, adresse précise du logement, surface habitable et nombre de chambres privatives. Le logement doit répondre aux normes de décence (décret n° 2002-120).

Loyer total et répartition

Montant du loyer hors charges, forfait ou provision de charges, et total mensuel versé au bailleur. La répartition entre colocataires peut être égale ou convenue entre eux ; elle relève de leur accord, distinct de l'obligation au paiement envers le bailleur.

Dépôt de garantie

Un mois de loyer hors charges en location vide, deux mois en meublé. Versé une seule fois pour l'ensemble, il est restitué selon les règles légales en fin de bail, déductions faites le cas échéant.

Durée et prise d'effet

Trois ou six ans en vide, un an en meublé, à compter de la date d'effet. La durée se choisit en cohérence avec le type de logement.

Clause de solidarité

Optionnelle. Si elle est retenue, précisez l'étendue de l'engagement et la durée de solidarité après départ, dans la limite des six mois fixés par la loi ALUR.

Remplacement d'un colocataire

Toute substitution suppose l'agrément écrit du bailleur et la signature d'un avenant par toutes les parties, sous peine d'inopposabilité du remplacement.

Assurance habitation

Chaque colocataire justifie d'une assurance couvrant les risques locatifs (incendie, dégâts des eaux, explosion). À défaut, le bailleur peut souscrire pour leur compte et en répercuter le coût de façon transparente.

Annexes obligatoires

État des lieux d'entrée signé par tous, diagnostic de performance énergétique (DPE), notice d'information, attestations d'assurance et, en meublé, l'inventaire du mobilier.

Comment rédiger votre bail de colocation, étape par étape

Notre assistant vous guide question après question pour produire un bail unique, complet et conforme. Voici les informations à préparer :

  1. 1Identifiez le bailleur (particulier ou société) et chaque colocataire (au moins deux, prénom, nom et adresse).
  2. 2Décrivez le logement : adresse, surface habitable, nombre de chambres privatives, et précisez s'il est meublé ou nu.
  3. 3Fixez le loyer total hors charges, le forfait de charges et choisissez une répartition égale ou convenue entre colocataires.
  4. 4Indiquez le dépôt de garantie, en respectant le plafond (un mois en vide, deux mois en meublé sur le loyer hors charges).
  5. 5Décidez de la clause de solidarité : active ou non, et durée de solidarité après départ (six mois au maximum).
  6. 6Choisissez la durée cohérente avec le logement (trois ou six ans en vide, un an en meublé) et la date d'effet.
  7. 7Préparez les annexes : état des lieux, DPE, et inventaire du mobilier si le logement est meublé.

Un document à vos noms

Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé par le bailleur et l'ensemble des colocataires.

Les erreurs à éviter

Prévoir une solidarité illimitée

Une clause de solidarité sans terme, ou supérieure à six mois après le départ d'un colocataire, est contraire à la loi ALUR : elle est privée d'effet pour la période excédentaire. Tenez-vous-en au plafond légal.

Confondre répartition et obligation au paiement

La répartition du loyer entre colocataires est une affaire interne. Avec une clause de solidarité, chacun reste tenu envers le bailleur de la totalité, quelle que soit sa quote-part convenue.

Négliger l'état des lieux d'entrée

Sans état des lieux signé contradictoirement par tous, la restitution du dépôt de garantie en fin de bail devient une source de litige : le bon état de remise n'est plus présumé.

Oublier l'inventaire en meublé

Louer meublé sans annexer l'inventaire du mobilier prévu par le décret n° 2015-981 fragilise la qualification de meublé, avec un risque de requalification en location vide.

Dépasser le plafond du dépôt de garantie

Réclamer plus d'un mois de loyer hors charges en vide, ou plus de deux mois en meublé, n'est pas conforme à la loi de 1989. L'excédent est restituable.

Remplacer un colocataire sans avenant

Laisser entrer un nouveau colocataire sans agrément écrit du bailleur ni avenant signé rend la substitution inopposable et entretient l'ambiguïté sur les engagements de chacun.

Bail unique ou baux individuels : quelles différences ?

La colocation peut reposer sur un contrat unique signé par tous, ou sur autant de baux individuels que de colocataires. Voici ce qui les distingue :

CritèreBail unique (ce modèle)Baux individuels
Nombre de contratsUn seul, signé par tous les colocatairesUn par colocataire
Clause de solidaritéPossible entre tous les colocatairesEn principe exclue (chacun engagé pour sa part)
LoyerUn loyer global, réparti entre colocatairesUn loyer propre par colocataire (souvent par chambre)
Gestion d'un départAvenant et agrément du remplaçantRésiliation du bail concerné, sans toucher aux autres
Risque pour le bailleurMutualisé via la solidarité (s'il y a clause)Cloisonné, chaque impayé reste individuel
Tableau comparatif — Bail unique (ce modèle) · Baux individuels

Congé, départ d'un colocataire et fin du bail

La sortie d'un colocataire n'éteint pas le bail : le contrat se poursuit avec les autres. Comprendre les règles de congé et de remplacement évite bien des tensions.

Le congé d'un colocataire

Chaque colocataire peut donner congé pour lui-même, sans rompre le bail pour les autres. Le préavis est en principe de trois mois en location vide (réduit à un mois dans certains cas, notamment en zone tendue), et d'un mois en location meublée. À l'issue de son préavis, le colocataire sortant quitte le bail ; sa solidarité éventuelle s'éteint selon les règles de la loi ALUR.

Le remplacement et l'avenant

Quand un nouveau colocataire entre, le bailleur doit donner son accord écrit et un avenant est signé par toutes les parties. C'est cet avenant qui inscrit le remplaçant au bail et qui, le cas échéant, met fin à la solidarité du sortant. Sans cette formalité, la substitution est inopposable au bailleur.

Congé du bailleur

Le bailleur, lui, ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, pour un motif prévu par la loi (reprise pour habiter, vente, ou motif légitime et sérieux) et en respectant le préavis légal (six mois en vide, trois mois en meublé). Le congé doit alors être délivré à l'ensemble des colocataires.

Questions fréquentes

La colocation suppose au moins deux colocataires : en dessous, il s'agit d'une location classique. Ce modèle gère un bail unique de deux à huit colocataires. Au-delà, la gestion d'un contrat unique devient lourde et des baux individuels sont souvent préférables.

Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.

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