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Statuts de SARL / EURL

Les statuts sont l'acte fondateur de votre SARL ou EURL : ils fixent ses règles du jeu pour toute sa vie sociale. Rédigez les vôtres en quelques minutes — et maîtrisez chaque clause grâce à ce guide complet, à jour du droit français.

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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.

STATUTS DE LA SARL

« Boulangerie du Centre »

1. Forme

Il est formé entre les soussignés une société à responsabilité limitée (SARL) régie par les articles L. 223-1 à L. 223-43 du Code de commerce et par les présents statuts.

2. Dénomination

La société a pour dénomination : Boulangerie du Centre. Tous actes émanant de la société sont suivis de la mention « SARL » et de l'énonciation du capital social.

3. Siège

Le siège social est fixé à : 10 rue de la Paix, 75002 Paris. Il peut être transféré par décision de la gérance, sous réserve de ratification par la collectivité des associés.

4. Objet

La société a pour objet : Boulangerie, pâtisserie, viennoiserie ; production et vente de pains et pâtisseries fraîches, restauration sur place et à emporter.. Et plus généralement, toutes opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à cet objet.

5. Durée

La durée de la société est fixée à 99 années à compter de son immatriculation au RCS.

6. Apports et capital

Le capital social est fixé à 5 000,00 €, divisé en 500 parts sociales d'une valeur nominale de 10,00 € chacune, intégralement souscrites, libérées à hauteur de 100 % à la constitution. Le solde sera appelé par la gérance dans un délai maximal de cinq ans.

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Infographie : Statuts de SARL / EURL — points clés, durée de personnalisation et nombre de références juridiques
Statuts de SARL / EURL en bref — l'essentiel à retenir

Qu'est-ce que les statuts d'une SARL ou d'une EURL ?

Les statuts sont le contrat fondateur de la société : l'acte écrit par lequel un ou plusieurs associés décident de mettre en commun des apports pour exercer une activité et se partager les bénéfices. La société à responsabilité limitée (SARL) est régie par les articles L. 223-1 et suivants du Code de commerce ; lorsqu'elle ne compte qu'un seul associé, elle prend le nom d'EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), soumise au même régime.

Toute société doit être constituée par des statuts, dressés par écrit (article 1835 du Code civil). Ils déterminent notamment la forme, la dénomination, le siège, l'objet, la durée et le capital de la société, ainsi que les apports de chaque associé. Sans statuts signés, pas d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés, et donc pas de personnalité morale.

La SARL séduit par sa sécurité : la responsabilité des associés est en principe limitée au montant de leurs apports, leur patrimoine personnel restant à l'abri des dettes sociales. Son cadre légal, plus encadré que celui de la SAS, rassure les associés et protège particulièrement le gérant majoritaire grâce au régime du travailleur non salarié.

À quoi servent les statuts et qui est concerné ?

Les statuts organisent toute la vie de la société : ils répartissent les parts entre associés, désignent la gérance et fixent ses pouvoirs, encadrent les cessions de parts, organisent les décisions collectives et l'affectation des bénéfices. Ils s'imposent à tous : associés, gérant, mais aussi tiers qui peuvent les consulter au greffe. C'est la loi interne de votre entreprise.

Pour qui la SARL est-elle adaptée ?

Le créateur seul (EURL)

L'entrepreneur qui souhaite isoler son patrimoine personnel sans s'associer. L'EURL offre le cadre de la SARL avec un associé unique, et un régime fiscal souple (IR de plein droit, option pour l'IS).

Les projets familiaux

Conjoints, parents, frères et sœurs qui montent une affaire commune. La SARL permet l'option « SARL de famille » et un contrôle serré de l'entrée de nouveaux associés.

Les petites et moyennes structures

Commerce, artisanat, restauration, services : la SARL convient aux activités où l'on recherche stabilité, protection sociale du dirigeant majoritaire et coûts de fonctionnement maîtrisés.

SARL ou SAS ?

La SAS offre une grande liberté statutaire et un dirigeant assimilé salarié ; la SARL est plus encadrée mais protège le gérant majoritaire (régime TNS, cotisations plus légères). Le bon choix dépend de votre projet, de votre rémunération et de vos perspectives d'ouverture du capital.

Associés, capital et apports

Une SARL compte de 2 à 100 associés (article L. 223-3 du Code de commerce). Au-delà de 100, la société doit se transformer dans un délai d'un an, faute de quoi elle encourt la dissolution. Avec un seul associé, vous êtes en EURL. Les associés peuvent être des personnes physiques ou morales ; en revanche, le gérant est obligatoirement une personne physique (article L. 223-18 du Code de commerce).

Le capital social et sa libération

Le capital social est librement fixé par les statuts : il peut être de 1 € symbolique, mais un capital crédible facilite l'accès au crédit et rassure les partenaires. Il est divisé en parts sociales d'égale valeur nominale. Particularité de la SARL : les apports en numéraire doivent être libérés d'au moins 20 % à la constitution, le solde étant appelé par la gérance dans un délai maximal de cinq ans (article L. 223-7 du Code de commerce). C'est plus souple que la SAS, qui exige 50 %.

  • Apports en numéraire : sommes d'argent versées sur un compte bloqué au nom de la société, libérées à 20 % minimum à la constitution.
  • Apports en nature : biens (matériel, fonds de commerce, immeuble…) évalués et, au-delà de certains seuils, soumis à l'intervention d'un commissaire aux apports.
  • Apports en industrie : savoir-faire ou travail d'un associé. Ils ne concourent pas à la formation du capital mais ouvrent droit à des parts et au partage des bénéfices, si les statuts l'organisent.

L'évaluation des apports en nature

Sur-évaluer un apport en nature engage la responsabilité solidaire des associés pendant cinq ans à l'égard des tiers, à hauteur de la valeur retenue. En présence d'apports en nature dépassant les seuils légaux, faites intervenir un commissaire aux apports — sa désignation peut être écartée par décision unanime sous conditions.

La gérance et le statut social du gérant

La SARL est dirigée par un ou plusieurs gérants, obligatoirement personnes physiques, associés ou non. Le gérant représente la société à l'égard des tiers et dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir en son nom, dans la limite de l'objet social.

Le choix le plus structurant des statuts est le régime social du gérant, qui dépend du pourcentage de parts qu'il détient — seul ou avec son conjoint et ses enfants mineurs. Ce statut fixe ses cotisations et sa protection pour toute la durée du mandat.

Gérant majoritaire

Il détient, avec son foyer, plus de 50 % des parts. Il relève du régime des travailleurs non salariés (TNS) : cotisations plus légères, mais protection sociale plus limitée (notamment retraite et prévoyance à compléter).

Gérant égalitaire ou minoritaire

Il détient au plus la moitié des parts (ou n'est pas associé). Il est assimilé salarié et affilié au régime général de la sécurité sociale (article L. 311-3 du Code de la sécurité sociale) : meilleure couverture, mais charges plus élevées.

Mandat gratuit ou rémunéré

Le gérant peut exercer son mandat gratuitement ou contre rémunération. Un mandat gratuit allège les charges à la création mais n'ouvre aucun droit (retraite, prévoyance). Si une rémunération est prévue, son montant est fixé par décision collective des associés, et non unilatéralement par le gérant. Quel que soit son régime, le gérant ne cumule pas son mandat avec un contrat de travail pour les mêmes fonctions lorsqu'il est majoritaire ou exerce un contrôle effectif de la société.

Impôt sur les sociétés ou impôt sur le revenu ?

Par défaut, la SARL relève de l'impôt sur les sociétés (IS) : elle paie son propre impôt sur ses bénéfices, et les associés ne sont imposés que sur les dividendes qu'ils perçoivent. Mais deux voies distinctes — à ne jamais confondre — permettent d'opter pour l'impôt sur le revenu (IR), où les bénéfices sont imposés directement entre les mains des associés, à proportion de leurs parts.

SARL de famille (art. 239 bis AA CGI)

Réservée aux SARL constituées exclusivement entre parents en ligne directe, frères et sœurs, conjoints ou partenaires de PACS, pour une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole (pas libérale). L'option IR n'est pas limitée dans le temps, mais devient caduque dès l'entrée d'un associé étranger à la famille.

Option IR temporaire (art. 239 bis AB CGI)

Ouverte à toute SARL de moins de cinq ans, non cotée, exerçant une activité opérationnelle, employant moins de 50 salariés et dont le chiffre d'affaires ou le total de bilan reste inférieur à 10 millions d'euros. Elle ne vaut que pour cinq exercices et n'est pas renouvelable.

L'EURL suit une autre logique

L'EURL dont l'associé unique est une personne physique relève de plein droit de l'impôt sur le revenu (article 8 du Code général des impôts), avec une option possible pour l'IS. Une EURL ne peut donc jamais être « de famille » au sens de l'article 239 bis AA, qui suppose au moins deux associés.

L'option pour l'IR est souvent intéressante les premières années, lorsque la société dégage des déficits que les associés peuvent imputer sur leurs autres revenus. À l'inverse, l'IS permet de piloter sa rémunération et de réinvestir les bénéfices à un taux maîtrisé. Le choix mérite d'être arbitré au regard de votre situation personnelle.

Cessions de parts et décisions collectives

Les parts sociales d'une SARL ne sont pas librement négociables comme des actions : toute cession se constate par écrit et obéit à des règles protectrices de l'équilibre entre associés. C'est l'une des forces de la SARL pour qui veut garder le contrôle de sa société.

Cession à un tiers

Soumise à l'agrément de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, sauf majorité plus forte prévue par les statuts (article L. 223-14 du Code de commerce). C'est un verrou contre l'entrée d'un associé indésirable au capital.

Cession entre associés ou à la famille

En principe libre entre associés et au profit du conjoint, des ascendants ou des descendants (article L. 223-13). Les statuts peuvent toutefois soumettre ces cessions familiales à agrément par une clause renforcée.

Décisions ordinaires

Approbation des comptes, nomination du gérant, distribution de dividendes : prises à la majorité absolue des parts sociales (sur première consultation), puis à la majorité des votes émis sur seconde consultation.

Décisions extraordinaires

Modification des statuts, capital, fusion, dissolution : majorité des deux tiers des parts détenues par les associés présents ou représentés. L'augmentation des engagements d'un associé exige toujours l'unanimité.

Le commissaire aux comptes

La désignation d'un commissaire aux comptes devient obligatoire dès que la SARL dépasse, à la clôture d'un exercice, deux des trois seuils légaux (total de bilan, chiffre d'affaires hors taxes et nombre de salariés) fixés par décret. Vous pouvez aussi en nommer un volontairement pour renforcer la crédibilité de vos comptes.

Comment rédiger vos statuts, étape par étape

Notre assistant vous guide question après question pour produire des statuts complets et conformes, en adaptant les clauses à votre situation (SARL ou EURL, régime du gérant, option fiscale). Voici les informations à préparer :

  1. 1Identifiez la société : dénomination, adresse du siège, objet social (l'activité), durée (99 ans au maximum) et date de clôture de l'exercice.
  2. 2Listez les associés et leurs apports : nombre de parts, montant en numéraire et, le cas échéant, apports en nature à décrire.
  3. 3Fixez le capital social, la valeur nominale d'une part et le pourcentage libéré à la constitution (20 % minimum).
  4. 4Désignez le ou les gérants et choisissez le statut du gérant (majoritaire, égalitaire ou minoritaire), puis précisez si le mandat est gratuit ou rémunéré.
  5. 5Déterminez le régime fiscal : IS par défaut, SARL de famille ou option IR temporaire selon votre éligibilité.
  6. 6Décidez d'étendre ou non l'agrément aux cessions familiales et, si nécessaire, désignez un commissaire aux comptes.
  7. 7Indiquez le lieu et la date de signature, puis faites signer chaque associé.

Un document à votre nom

Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé puis annexé à votre dossier d'immatriculation.

Les erreurs à éviter

Un objet social trop étroit

Un objet rédigé trop précisément bride le développement de la société : toute nouvelle activité suppose une modification des statuts. Prévoyez une formulation suffisamment large couvrant les activités connexes envisagées.

Se tromper sur le statut du gérant

Le régime social découle du nombre de parts détenues par le foyer du gérant. Une répartition mal pensée du capital peut faire basculer le gérant en TNS ou en assimilé salarié à votre insu, avec un impact direct sur ses cotisations.

Confondre SARL de famille et option temporaire

Les deux régimes IR obéissent à des conditions et des durées différentes. Choisir le mauvais fondement (ou ignorer la caducité de l'option) expose à un redressement fiscal et à la perte du régime.

Oublier la libération minimale du capital

Libérer moins de 20 % du capital en numéraire à la constitution rend la société irrégulière. Veillez à verser au moins ce minimum sur le compte bloqué avant la signature.

Sous-évaluer ou sur-évaluer un apport en nature

Une évaluation fantaisiste engage la responsabilité des associés pendant cinq ans. En présence d'apports en nature significatifs, sécurisez l'opération par un commissaire aux apports.

Négliger les clauses de cession

Sans réflexion sur l'agrément, vous laissez s'appliquer le régime légal par défaut. Adaptez les clauses de cession à vos objectifs de contrôle du capital dès la rédaction.

SARL, EURL ou SAS : quelles différences ?

Avant de signer vos statuts, vérifiez que la SARL est bien la forme la plus adaptée à votre projet. Voici les principales différences avec l'EURL et la SAS :

CritèreSARLEURLSAS
Nombre d'associés2 à 1001 seul1 (SASU) à illimité
DirectionGérant(s), personne physiqueGérant, personne physiquePrésident, liberté statutaire
Statut social du dirigeantTNS si majoritaire, sinon assimilé salariéTNS (associé unique gérant)Assimilé salarié
Libération du capital (numéraire)20 % à la constitution20 % à la constitution50 % à la constitution
Cession de parts/actionsAgrément des tiers (majorité des parts)Libre (associé unique)Libre, sauf clause statutaire
Fiscalité par défautIS (options IR possibles)IR (option IS possible)IS (option IR temporaire possible)
Tableau comparatif — SARL · EURL · SAS

Après la signature : immatriculer la société

La signature des statuts ne fait pas encore exister la société : elle naît juridiquement de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés, qui lui confère la personnalité morale (article 1842 du Code civil). Plusieurs formalités s'enchaînent ensuite.

  1. 1Déposer les apports en numéraire sur un compte bloqué et obtenir l'attestation de dépôt des fonds.
  2. 2Publier un avis de constitution dans un support habilité à recevoir des annonces légales du département du siège.
  3. 3Constituer le dossier d'immatriculation et le déposer sur le guichet unique des formalités des entreprises.
  4. 4Obtenir l'extrait Kbis, qui atteste de l'existence de la société et débloque les fonds déposés.

Les actes accomplis avant l'immatriculation

Les engagements pris au nom de la société « en formation » doivent être repris par celle-ci après son immatriculation pour lui être transférés. Annexez aux statuts l'état des actes accomplis pour le compte de la société afin que leur reprise soit automatique au jour de l'immatriculation.

Questions fréquentes

Le capital social d'une SARL est librement fixé et peut être de 1 € symbolique. Mais un capital trop faible nuit à la crédibilité de la société et complique l'accès au crédit. Les apports en numéraire doivent être libérés d'au moins 20 % à la constitution, le solde dans les cinq ans.

Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.

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