Famille & succession
Convention de PACS (Pacte Civil de Solidarité)
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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.
CONVENTION DE PACTE CIVIL DE SOLIDARITÉ
Art. 515-1 et s. du Code civil
Entre les soussignés :
M. Jean Dupont, né(e) le 12 avril 1985 à Lyon (69), de nationalité française, exerçant la profession de Cadre, demeurant 10 rue de la Paix, 75002 Paris
ci-après désigné « le Partenaire 1 »,
D'une part,
Et :
Mme Marie Martin, né(e) le 23 septembre 1990 à Bordeaux (33), de nationalité française, exerçant la profession de Ingénieure, demeurant 25 avenue Foch, 75116 Paris
ci-après désigné « le Partenaire 2 ».
D'autre part.
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Créer mon documentQu'est-ce qu'une convention de PACS ?
Le pacte civil de solidarité (PACS) est un contrat conclu entre deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune (article 515-1 du Code civil). La convention de PACS est l'écrit qui fixe les règles que vous vous donnez : c'est la pièce centrale du dossier que vous déposez pour faire enregistrer votre union.
Le PACS se situe entre le concubinage, qui n'a aucun cadre juridique, et le mariage, dont il reprend certaines obligations sans en avoir tous les effets. Une fois enregistré, il crée des droits et des devoirs réciproques : vie commune, aide matérielle et assistance, solidarité pour les dettes de la vie courante, ainsi qu'un régime patrimonial qui détermine à qui appartiennent les biens.
La convention proprement dite peut être très succincte ou très détaillée. La loi exige un minimum (les attestations préalables, l'engagement de vie commune, l'aide matérielle), mais vous restez libres d'y ajouter le choix du régime des biens, les modalités de contribution aux charges et certaines précisions. C'est ce socle que ce guide vous aide à construire sereinement.
À quoi sert le PACS et qui est concerné ?
Le PACS sécurise votre couple sans aller jusqu'au mariage. Il ouvre des droits concrets — fiscaux, sociaux et patrimoniaux — tout en restant beaucoup plus simple à conclure comme à dissoudre. Il s'adresse à toute personne majeure souhaitant officialiser et protéger sa vie de couple.
Qui peut conclure un PACS ?
Deux personnes majeures
Le PACS est ouvert aux couples de sexe différent comme de même sexe. Chaque partenaire doit être majeur et juridiquement capable ; un majeur sous tutelle ou curatelle peut se pacser sous conditions et avec l'assistance prévue par la loi.
Sans lien de parenté prohibé
Le PACS est interdit entre ascendants et descendants en ligne directe, entre alliés en ligne directe, et entre frères et sœurs ou collatéraux jusqu'au troisième degré (article 515-2).
Ni mariés ni déjà pacsés
Aucun des partenaires ne doit être déjà marié ni engagé dans un autre PACS. Un PACS antérieur doit avoir été dissous au préalable.
Les droits qu'ouvre le PACS
Imposition commune à l'impôt sur le revenu dès l'année de conclusion, droits sociaux (ayant droit pour l'assurance maladie, jours de congé pour l'événement), protection du logement, et exonération de droits de succession pour le partenaire désigné par testament. En revanche, le PACS ne crée aucune obligation alimentaire après rupture, ni de vocation successorale automatique.
Quand rédiger et déposer votre convention ?
Vous rédigez la convention en amont du rendez-vous d'enregistrement. Les deux partenaires doivent se présenter ensemble devant l'autorité compétente, munis de la convention signée et des justificatifs. Le PACS prend effet entre vous dès son enregistrement, et il devient opposable aux tiers une fois la mention portée à l'état civil.
- Vous emménagez ensemble ou vivez déjà en couple et souhaitez officialiser votre union sans vous marier.
- Vous voulez bénéficier de l'imposition commune et des droits sociaux liés au couple.
- Vous souhaitez choisir clairement le sort de vos biens (séparation ou indivision) plutôt que de laisser le concubinage sans règle.
- Vous voulez protéger votre partenaire, en sachant qu'il faudra compléter par un testament pour la succession.
Où enregistrer le PACS ?
Depuis le 1er novembre 2017 (loi du 18 novembre 2016), l'enregistrement se fait à la mairie du lieu de résidence commune, et non plus au tribunal. Vous pouvez aussi le faire établir par acte authentique chez un notaire. Les Français résidant à l'étranger s'adressent au consulat de France compétent.
Les mentions essentielles de la convention
Une convention valable doit comporter un socle d'éléments. Certains sont des conditions de validité (les attestations), d'autres sont exigés par la loi (l'aide matérielle), d'autres encore relèvent de vos choix mais structurent durablement votre vie commune.
Identité des partenaires
Noms, prénoms, dates et lieux de naissance, et adresse. Une identification précise des deux partenaires est indispensable pour l'enregistrement.
Attestations préalables
Attestation sur l'honneur de l'absence de lien de parenté ou d'alliance prohibé, et de l'absence de mariage ou de PACS antérieur. Ce sont des conditions de validité (article 515-2).
Engagement de vie commune
La déclaration d'organiser une vie commune et la fixation de la résidence commune. La vie commune suppose une résidence commune et une communauté de vie (article 515-4).
Aide matérielle et assistance
La convention doit prévoir l'aide matérielle réciproque. À défaut de précision, elle est proportionnelle aux facultés respectives de chacun (article 515-4 alinéa 1). L'assistance réciproque est due en cas de difficulté.
Régime des biens
Le choix entre la séparation des biens (régime par défaut) et l'indivision des acquêts. Ce choix décide qui possède quoi pendant et après le PACS (articles 515-5 et 515-5-1).
Contribution aux charges
La règle de répartition des charges du ménage : proportionnelle aux facultés, à parts égales, ou selon une répartition spécifique que vous détaillez.
Solidarité pour les dettes
Le rappel de la solidarité des partenaires pour les dettes contractées pour les besoins de la vie courante, et de ses limites (dettes manifestement excessives exclues).
Modalités d'enregistrement
L'indication de l'autorité auprès de laquelle la convention sera enregistrée (mairie, notaire ou consulat) et la ville concernée.
Séparation des biens ou indivision : bien choisir
Le choix du régime patrimonial est la décision la plus structurante de votre convention. Il détermine, pour tout ce que vous achèterez pendant le PACS, qui en est propriétaire — et il pèse lourd au moment d'une éventuelle séparation.
La séparation des biens (régime par défaut)
Depuis l'entrée en vigueur de la réforme de 2006, le 1er janvier 2007, en l'absence de choix contraire, les partenaires sont soumis au régime de la séparation des biens (article 515-5). Chacun reste seul propriétaire des biens qu'il acquiert, conserve l'administration et la libre disposition de ses biens personnels, et reste seul tenu de ses dettes personnelles. Le partenaire qui ne peut prouver sa propriété exclusive sur un bien est réputé en être indivisaire à parts égales avec l'autre.
L'indivision des acquêts
Vous pouvez opter expressément pour le régime de l'indivision (article 515-5-1). Les biens acquis ensemble ou séparément après la conclusion du PACS sont alors réputés indivis par moitié, même si l'un des partenaires a financé davantage, et sans recours possible au titre d'une contribution inégale. Certains biens restent toutefois exclus de l'indivision : ceux dont la propriété est personnelle par nature, ceux reçus par donation ou succession, ou les fonds détenus avant le PACS.
L'indivision peut surprendre
Sous le régime de l'indivision, un bien acheté seul par l'un des partenaires après le PACS appartient pour moitié à l'autre à la dissolution, quel que soit l'apport réel. Si vos revenus diffèrent sensiblement, la séparation des biens est souvent le choix le plus protecteur. Réfléchissez à ce point avant de signer.
Contribution aux charges et solidarité des dettes
Au-delà de la propriété des biens, la convention règle deux questions du quotidien : comment vous vous répartissez les dépenses du ménage, et dans quelle mesure vous êtes tenus ensemble des dettes.
La contribution aux charges du ménage
À défaut de stipulation contraire, chaque partenaire contribue aux charges du ménage à proportion de ses facultés respectives (article 515-4 alinéa 1). C'est la règle la plus équitable lorsque les revenus diffèrent. Vous pouvez convenir d'une contribution à parts égales, ou d'une répartition spécifique que vous détaillez ; cette clause règle vos rapports internes mais n'écarte pas la solidarité envers les créanciers.
La solidarité pour les dettes
Les partenaires sont solidairement tenus, à l'égard des tiers, des dettes contractées par l'un d'eux pour les besoins de la vie courante (article 515-4 alinéa 2). Cette solidarité ne joue pas pour les dépenses manifestement excessives, ni pour les achats à tempérament ou les emprunts qui n'ont pas été conclus avec le consentement des deux partenaires, sauf s'ils portent sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante.
Précisez votre aide matérielle
La loi exige que l'aide matérielle soit prévue, même brièvement. Décrivez-la concrètement : prise en charge du loyer et des dépenses courantes selon les facultés de chacun, assistance immédiate en cas de maladie, de perte d'emploi ou de toute difficulté. Une formule trop vague affaiblit votre convention.
PACS et succession : le testament est indispensable
C'est le point le plus mal connu — et le plus lourd de conséquences. Contrairement à un époux, le partenaire de PACS n'est pas héritier légal : sans testament, il ne reçoit rien de votre patrimoine à votre décès.
À votre décès, en l'absence de testament, votre patrimoine revient à vos héritiers légaux (enfants, à défaut parents, frères et sœurs). Votre partenaire de PACS est écarté de la succession, alors même qu'il partageait votre vie. Pour le protéger, la mesure essentielle est de rédiger un testament en sa faveur. L'avantage fiscal est réel : le partenaire désigné par testament est totalement exonéré de droits de succession (article 796-0 bis du CGI).
Le testament en faveur du partenaire
L'outil central. Un testament olographe (écrit, daté et signé de votre main) suffit à transmettre à votre partenaire, dans la limite de la part disponible si vous avez des enfants. C'est ce qui remplace, pour le PACS, l'absence de vocation successorale.
L'assurance-vie
Souvent utilisée pour transmettre des liquidités au partenaire désigné comme bénéficiaire, avec une fiscalité avantageuse et hors succession dans les conditions du contrat.
La protection du logement
Le partenaire survivant bénéficie de plein droit d'une jouissance gratuite du logement commun pendant un an, et peut, par testament, se voir attribuer un droit plus durable et l'attribution préférentielle du logement.
La donation au dernier vivant est fermée au PACS
La donation entre époux, dite « au dernier vivant » (article 1094-1 du Code civil), est réservée par la loi aux personnes mariées. Un partenaire de PACS ne peut pas y recourir : pour un résultat comparable, l'outil adapté est le testament, le cas échéant complété par une assurance-vie.
Les erreurs à éviter
Croire que le partenaire hérite automatiquement
Le partenaire de PACS n'est pas héritier légal. Sans testament, il ne reçoit rien. C'est l'erreur la plus coûteuse : pensez à compléter par un testament.
Choisir l'indivision sans en mesurer l'effet
Sous l'indivision, tout ce qui est acheté après le PACS est réputé indivis par moitié, sans recours pour contribution inégale. Avec des revenus très différents, ce régime peut désavantager celui qui finance le plus.
Une aide matérielle trop vague
La loi exige que l'aide matérielle soit prévue. Une simple formule générique fragilise la convention : décrivez concrètement l'assistance et la prise en charge des dépenses courantes.
Tenter une donation au dernier vivant
Réservée aux époux, elle est juridiquement impossible pour le PACS. La prévoir dans votre convention serait une clause sans effet ; recourez au testament.
Oublier les justificatifs d'enregistrement
Un dossier incomplet (acte de naissance de moins de trois mois, pièces d'identité, attestation de résidence commune) retarde l'enregistrement. Préparez-les avec la convention.
Négliger la mise à jour en cas de changement
Un déménagement, un achat important ou un changement de situation peut justifier une convention modificative. La convention n'est pas figée : elle se modifie d'un commun accord.
PACS, mariage ou concubinage : quelles différences ?
Le PACS se distingue nettement du mariage et du concubinage, notamment sur la succession, la protection des biens et les modalités de rupture. Voici les principales différences :
| Critère | PACS | Mariage | Concubinage |
|---|---|---|---|
| Formalité | Convention enregistrée (mairie/notaire) | Célébration en mairie | Aucune (situation de fait) |
| Régime des biens | Séparation (par défaut) ou indivision | Communauté légale ou contrat | Aucun (chacun ses biens) |
| Succession du partenaire | Aucune vocation légale (testament requis) | Héritier réservataire | Aucune vocation légale |
| Imposition sur le revenu | Commune | Commune | Séparée |
| Rupture | Déclaration conjointe ou unilatérale | Divorce (procédure) | Libre, sans formalité |
Modification et dissolution du PACS
Le PACS n'est pas figé et reste plus souple que le mariage, tant pour le faire évoluer que pour y mettre fin. Plusieurs voies sont prévues par l'article 515-7 du Code civil.
Modifier la convention
Vous pouvez modifier votre convention à tout moment d'un commun accord, par une convention modificative écrite enregistrée auprès de l'autorité qui a procédé à l'enregistrement initial. C'est ainsi que vous pouvez, par exemple, changer de régime des biens ou ajuster vos contributions.
Dissoudre le PACS
- Par déclaration conjointe des deux partenaires, remise ou adressée à l'autorité ayant enregistré le PACS.
- Par décision unilatérale de l'un des partenaires, signifiée à l'autre par acte de commissaire de justice, dont une copie est remise à l'autorité d'enregistrement.
- Par le mariage de l'un des partenaires (le PACS prend fin de plein droit à la date du mariage).
- Par le décès de l'un des partenaires.
Les suites de la rupture
La dissolution entraîne la liquidation des intérêts patrimoniaux selon le régime choisi. Le PACS ne crée pas d'obligation alimentaire après rupture, mais le partenaire qui subit un préjudice peut, dans certains cas, demander réparation. Pensez à mettre à jour vos dispositions (testament, bénéficiaire d'assurance-vie) après une séparation.
Questions fréquentes
Non. Contrairement à un époux, le partenaire de PACS n'a aucune vocation successorale légale. Sans testament en sa faveur, il ne reçoit rien de votre patrimoine à votre décès, qui revient à vos héritiers (enfants, parents, fratrie). Rédiger un testament est donc indispensable pour le protéger.
Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.
Comment rédiger votre convention, étape par étape
Notre assistant vous guide question après question pour produire une convention complète et conforme. Voici les informations à préparer :
Un document à votre nom
Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé et déposé.