Travail (salarié)
Demande de mise en place du télétravail
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Aperçu du document
Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.
Mme Marie Martin
25 avenue Foch
75116 Paris
Acme SAS
Direction des Ressources humaines
10 rue de la République, 75001 Paris
Paris, le 2026-07-01
Objet : Demande de mise en place du télétravail
Madame, Monsieur,
Embauché(e) en qualité de Ingénieure logiciel au sein de votre entreprise, je sollicite par la présente la mise en place du télétravail, dans le cadre prévu par les articles L. 1222-9 et suivants du Code du travail.
Je souhaiterais bénéficier de 2 jours de télétravail par semaine, aux jours fixes suivants : Mardi et jeudi.
Le lieu d'exercice envisagé est le suivant : 25 avenue Foch, 75116 Paris. Je m'engage à y disposer d'un environnement adapté (espace dédié, connexion internet stable, conformité électrique).
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Créer mon documentQu'est-ce qu'une demande de télétravail ?
La demande de télétravail est un courrier par lequel un salarié sollicite auprès de son employeur l'autorisation d'exercer tout ou partie de son activité hors des locaux de l'entreprise, en règle générale depuis son domicile. Le télétravail est défini par l'article L. 1222-9 du Code du travail comme toute forme d'organisation du travail dans laquelle un travail, qui aurait pu être exécuté dans les locaux de l'employeur, est effectué hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l'information et de la communication.
Le télétravail repose sur deux piliers : le double volontariat et la réversibilité. Il ne peut être imposé ni au salarié ni à l'employeur, sauf circonstances exceptionnelles (menace d'épidémie, force majeure) où il peut alors être déployé unilatéralement par l'employeur dans l'intérêt de la continuité de l'activité. En dehors de ces cas, votre demande est une proposition d'organisation que l'employeur examine, accepte ou refuse — mais qu'il ne peut écarter par pure forme s'il existe un cadre applicable.
Demander le télétravail par écrit n'est pas une simple formalité de courtoisie. C'est ce qui donne une date certaine à votre démarche, oblige l'employeur à se positionner sur le fond et constitue la première pièce d'un éventuel dialogue ou recours si la réponse vous semble injustifiée.
À quoi sert cette lettre et qui est concerné ?
Cette lettre formalise une demande qui, autrement, resterait verbale et difficile à prouver. Elle structure votre argumentation, précise vos souhaits concrets (nombre de jours, modalités, lieu d'exercice, date d'effet) et inscrit votre démarche dans le cadre légal et conventionnel de l'entreprise. Elle est utile que vous demandiez le télétravail pour la première fois ou que vous souhaitiez en étendre le volume.
Qui peut l'utiliser ?
Tout salarié
Quel que soit votre type de contrat (CDI, CDD), votre ancienneté ou votre statut (cadre ou non-cadre), dès lors que vos missions sont compatibles avec une exécution à distance.
Le salarié déjà en télétravail
Pour demander d'augmenter le nombre de jours, de modifier les jours fixés ou de pérenniser une organisation mise en place temporairement.
Le salarié en situation particulière
Travailleur en situation de handicap, proche aidant ou salarié dont l'état de santé le justifie : l'employeur qui refuse doit motiver son refus de façon d'autant plus rigoureuse.
Le télétravail est-il un droit ?
Le télétravail n'est pas un droit que vous pourriez exiger sans cadre : il suppose un accord. Mais lorsqu'un accord d'entreprise ou une charte ouvre le télétravail à un poste éligible comme le vôtre, l'employeur qui refuse votre demande doit en exposer les raisons (article L. 1222-9, III). Votre demande écrite l'y oblige.
Le cadre légal du télétravail
Depuis l'ordonnance du 22 septembre 2017, le télétravail se met en place de façon souple, sans qu'un avenant au contrat de travail soit obligatoire. La hiérarchie des sources est la suivante : l'accord collectif d'entreprise prime, à défaut la charte élaborée par l'employeur après avis du comité social et économique, et à défaut de l'un et de l'autre, un simple accord entre vous et votre employeur, formalisé par tout moyen écrit.
- Accord collectif ou charte : ils fixent les postes éligibles, les conditions de passage en télétravail, les modalités de contrôle du temps de travail, les plages de joignabilité, la prise en charge des frais et les conditions de retour à une exécution sur site.
- À défaut d'accord ou de charte : vous et votre employeur convenez du recours au télétravail par tout moyen. Un échange écrit (lettre, courriel) suffit à formaliser cet accord.
- Aucune modification unilatérale du contrat : le passage en télétravail, comme le retour sur site, ne constitue pas en soi une modification du contrat de travail nécessitant votre accord formel — ce qui en facilite la mise en place comme la sortie.
Le refus de télétravailler ne peut jamais être sanctionné
Le caractère volontaire du télétravail protège le salarié dans les deux sens : refuser un poste en télétravail, ou refuser de télétravailler, ne constitue pas un motif de rupture du contrat de travail (article L. 1222-9, II). Le télétravail reste une organisation choisie, pas subie.
Les points essentiels d'une demande convaincante
Au-delà des mentions formelles, certains éléments font la différence entre une demande qui sera examinée sérieusement et une demande facilement écartée. Soignez chacun de ces points.
Une motivation concrète
Démontrez que vos tâches sont réalisables à distance et listez des exemples précis. Une demande argumentée oblige l'employeur à se positionner sur le fond plutôt qu'à opposer un refus de principe.
Des modalités précises
Indiquez clairement le nombre de jours et, si vous optez pour des jours fixes, lesquels. Cela aide l'employeur à mesurer la compatibilité avec l'organisation du service et les réunions d'équipe.
Le lieu et les conditions matérielles
Précisez votre lieu d'exercice et engagez-vous sur un environnement de travail adapté et sécurisé. C'est une garantie attendue par l'employeur, responsable de la santé et de la sécurité, même à distance.
La référence au cadre existant
Si un accord ou une charte télétravail existe, appuyez-vous dessus : priorités, postes éligibles, indemnisation. Votre demande s'inscrit alors dans un cadre déjà négocié, plus difficile à écarter.
Une date d'effet réaliste
Proposez une date qui laisse à l'employeur le temps d'organiser la transition (matériel, accès distants). Une demande applicable du jour au lendemain est rarement crédible.
Une ouverture au dialogue
Présentez votre demande comme une proposition discutable (par exemple une période d'essai de quelques semaines). Une posture souple favorise un accord, là où un ultimatum braque.
Vos droits une fois en télétravail
Le télétravailleur a exactement les mêmes droits que le salarié qui exécute son travail dans les locaux de l'entreprise (article L. 1222-9, III). Le distanciel ne crée pas de salarié de seconde catégorie.
Égalité de traitement
Rémunération, accès à la formation, entretiens professionnels, déroulement de carrière, accès aux activités sociales et culturelles : tous ces droits sont préservés. L'employeur reste tenu d'organiser chaque année un entretien portant notamment sur vos conditions d'activité et votre charge de travail.
Prise en charge des frais et droit à la déconnexion
Lorsqu'un accord ou la charte le prévoit, l'employeur prend en charge les coûts découlant directement de l'exercice du télétravail. La prise en charge peut prendre la forme d'une allocation forfaitaire admise par l'URSSAF ou d'un remboursement au réel. Par ailleurs, le télétravail s'accompagne d'un droit à la déconnexion : les modalités d'exercice du droit à la déconnexion sont définies dans le cadre de la négociation annuelle (article L. 2242-17 du Code du travail), afin d'assurer le respect des temps de repos et de votre vie personnelle.
Un accident à domicile peut être un accident du travail
L'accident survenu sur le lieu et pendant l'exercice du télétravail est présumé être un accident du travail. Cette protection rend d'autant plus importante la définition précise du lieu d'exercice et des plages de travail.
Que faire en cas de refus de l'employeur ?
L'employeur peut refuser votre demande, mais ce refus n'est pas toujours libre. Tout dépend du cadre applicable dans votre entreprise.
- Si un accord collectif ou une charte prévoit le télétravail pour un poste éligible comme le vôtre et que vous remplissez les conditions, l'employeur qui oppose un refus doit motiver sa réponse (article L. 1222-9, III).
- En l'absence de tout accord ou charte, l'employeur dispose d'une marge d'appréciation plus large et peut refuser sans avoir à se justifier de la même façon.
- Dans tous les cas, un refus fondé sur un motif discriminatoire — état de santé, handicap, grossesse, situation de famille — est illicite et peut être contesté.
Vos leviers
Face à un refus, vous pouvez demander des explications écrites, solliciter un entretien, vous rapprocher des représentants du personnel (comité social et économique) qui peuvent relayer votre demande, ou proposer un aménagement (moins de jours, période test). Si le refus apparaît abusif ou discriminatoire, l'inspection du travail puis, en dernier recours, le conseil de prud'hommes peuvent être saisis.
Conservez une trace de votre demande
Une remise en main propre contre décharge ou un envoi en lettre recommandée avec accusé de réception donne une date certaine à votre démarche. C'est précieux si la discussion se tend ou si vous devez démontrer l'absence de réponse motivée.
Les erreurs à éviter
Une demande verbale uniquement
Sans écrit, votre demande est difficile à dater et à prouver. Un courrier ou un courriel formalise votre démarche et oblige l'employeur à se positionner.
Une motivation absente ou floue
« J'aimerais télétravailler » ne suffit pas. Démontrez la compatibilité de vos missions avec le distanciel : c'est ce qui obligera l'employeur à répondre sur le fond.
Des modalités imprécises
Ne pas préciser le nombre de jours, les jours souhaités ou le lieu d'exercice laisse l'employeur dans le flou et facilite un refus pour des raisons d'organisation.
Présenter le télétravail comme un dû
Hors cadre, le télétravail suppose un accord. Une demande formulée comme une exigence ou un ultimatum se heurte plus facilement à un refus de principe.
Ignorer l'accord ou la charte existants
Ne pas vérifier le cadre en vigueur, c'est passer à côté de vos meilleurs arguments (postes éligibles, indemnisation) et risquer une demande hors des règles déjà négociées.
Négliger les conditions matérielles
Omettre de vous engager sur un environnement adapté et sécurisé inquiète l'employeur, responsable de votre santé et de votre sécurité même à distance.
Télétravail régulier, occasionnel ou imposé : quelles différences ?
Toutes les formes de travail à distance ne se valent pas. Identifier celle qui correspond à votre demande vous aide à la formuler dans le bon cadre.
| Critère | Télétravail régulier | Télétravail occasionnel | Télétravail imposé |
|---|---|---|---|
| Déclencheur | Demande du salarié, accord des deux parties | Besoin ponctuel (intempéries, rendez-vous) | Circonstances exceptionnelles (épidémie, force majeure) |
| Volontariat | Oui, double volontariat | Oui, par accord ponctuel | Non : décision unilatérale de l'employeur |
| Formalisation | Accord, charte ou écrit entre les parties | Échange simple, souvent par courriel | Décision de l'employeur dans l'intérêt de l'entreprise |
| Durée | Pérenne, par jours fixes ou flottants | Limitée et exceptionnelle | Le temps des circonstances |
| Réversibilité | Oui, retour sur site possible | Sans objet | Cesse avec les circonstances |
Cette lettre est conçue pour le télétravail régulier ou son extension : c'est la situation où une demande écrite, motivée et précise produit le plus d'effet.
Après l'envoi : à quoi vous attendre
Une fois votre demande adressée, l'employeur doit l'examiner et y répondre. Si un accord ou une charte encadre le télétravail dans votre entreprise, le délai et la forme de la réponse y sont souvent précisés.
En cas d'acceptation
L'accord peut être formalisé par un avenant au contrat de travail ou par un simple échange écrit, selon le cadre applicable. Cet écrit précise utilement les jours télétravaillés, le lieu d'exercice, les plages de joignabilité, les modalités de contrôle du temps de travail, la prise en charge des frais et les conditions de retour sur site. Même si l'avenant n'est pas juridiquement obligatoire, le formaliser sécurise les deux parties.
En cas de silence ou de refus
Un silence prolongé peut justifier une relance écrite. Un refus, lorsqu'il doit être motivé, vous permet d'examiner la solidité des raisons avancées et, le cas échéant, de proposer un aménagement ou d'engager le dialogue avec les représentants du personnel. Conserver l'historique écrit de vos échanges reste votre meilleure protection.
Questions fréquentes
Non. Le télétravail repose sur le double volontariat : il suppose un accord entre vous et votre employeur. Toutefois, si un accord d'entreprise ou une charte ouvre le télétravail à un poste éligible comme le vôtre, l'employeur qui refuse votre demande doit motiver sa réponse (article L. 1222-9 du Code du travail).
Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.
Comment rédiger votre demande, étape par étape
Une demande efficace est claire, concrète et argumentée. Voici les informations à préparer et l'ordre logique de votre courrier :
Un document à votre nom
Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé et adressé à votre employeur.