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Convention de stage tripartite

La convention de stage est le contrat tripartite qui encadre un stage en entreprise et le rend légal. Personnalisez la vôtre en quelques minutes — et maîtrisez chaque obligation grâce à ce guide complet, à jour du droit français.

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Dernière mise à jour
Mis à jour le 11 juin 2026
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CONVENTION DE STAGE EN ENTREPRISE

Convention tripartite — Articles L. 124-1 et suivants du Code de l'éducation

1. Parties signataires

Entreprise d'accueil
Acme SAS
Stagiaire
Mme Marie Martin
Établissement d'enseignement
Université Paris-Dauphine
Adresse établissement
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75016 Paris
Diplôme préparé
Master 2 Marketing & Stratégie

2. Objet et missions

Le présent stage a pour objet la mise en pratique des compétences enseignées dans le cadre du diplôme préparé. Les missions confiées au stagiaire sont les suivantes : Conduite d'une étude de marché sur le segment B2B SaaS, élaboration d'un plan marketing trimestriel, rédaction de contenus pour le blog, participation aux campagnes d'acquisition..

3. Lieu et organisation du stage

Le stage se déroule à : 10 rue de la République, 75001 Paris. Le stagiaire est intégré aux équipes de l'entreprise dans le respect du règlement intérieur, des règles d'hygiène et de sécurité, et des obligations de discrétion et de confidentialité applicables.

4. Encadrement (tutorat)

Côté entreprise, le stagiaire est encadré par Camille Lefèvre, en qualité de Présidente. Côté établissement, l'enseignant référent désigné est Pierre Dubois, en qualité de Maître de conférences. Un suivi régulier est assuré tout au long du stage avec, a minima, un point de mi-parcours.

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Infographie : Convention de stage tripartite — points clés, durée de personnalisation et nombre de références juridiques
Convention de stage tripartite en bref — l'essentiel à retenir

Qu'est-ce qu'une convention de stage ?

La convention de stage est le document écrit, obligatoire, qui organise un stage en milieu professionnel. Elle est dite « tripartite » car elle lie trois parties : l'entreprise d'accueil, le stagiaire (et son représentant légal s'il est mineur) et l'établissement d'enseignement. Sans elle, aucun stage ne peut légalement débuter.

Le stage est défini comme une période temporaire de mise en situation en milieu professionnel, intégrée à un cursus pédagogique scolaire ou universitaire. Sa finalité est avant tout pédagogique : il vise l'acquisition de compétences en lien direct avec la formation suivie. Il ne constitue pas un emploi et ne doit jamais en tenir lieu (articles L. 124-1 et suivants du Code de l'éducation).

C'est cette nature pédagogique qui distingue fondamentalement le stage du contrat de travail. Le stagiaire n'est pas un salarié : il conserve son statut d'étudiant ou d'élève, reste rattaché à son établissement et perçoit, le cas échéant, une gratification — et non un salaire. Lorsque la réalité montre l'inverse, la convention peut être requalifiée en contrat de travail.

À quoi sert la convention et qui est concerné ?

La convention sécurise et délimite la relation entre les trois signataires. Elle fixe l'objet et les missions du stage, ses dates et horaires, la gratification, l'encadrement par un double tutorat, les avantages sociaux et les conditions de fin ou de rupture. Pour l'étudiant, c'est la garantie d'un cadre protecteur ; pour l'entreprise, c'est la condition même de la légalité de l'accueil.

Les trois parties à la convention

L'entreprise d'accueil

L'organisme (société, association, administration) qui reçoit le stagiaire, lui confie des missions formatrices et désigne un tuteur. Elle ne peut accueillir un stage que s'il est intégré à un cursus.

Le stagiaire

L'étudiant ou l'élève inscrit dans l'établissement, pour qui le stage fait partie de la formation. S'il est mineur, son représentant légal signe également la convention.

L'établissement d'enseignement

L'école, le lycée ou l'université qui valide le stage dans le cursus et désigne un enseignant référent chargé du suivi pédagogique.

Un stage doit s'inscrire dans un cursus

Un stage ne peut exister que s'il est rattaché à une formation et donne lieu à un volume pédagogique encadré. Accueillir une personne hors cursus « comme un stagiaire » n'est pas un stage au sens de la loi : c'est, selon les cas, du travail dissimulé ou un contrat de travail.

Durée maximale et gratification : les deux seuils à connaître

Deux règles structurent l'économie d'un stage : sa durée plafonnée à six mois, et le seuil de gratification obligatoire au-delà de deux mois. Les maîtriser évite la quasi-totalité des litiges.

La durée : six mois maximum

La durée d'un stage dans un même organisme d'accueil ne peut excéder six mois par année d'enseignement (article L. 124-5 du Code de l'éducation). Cette durée se décompte en jours de présence effective : 7 heures de présence valent une journée, et 22 jours valent un mois. Six mois correspondent ainsi à 132 jours de présence, soit environ 924 heures pour un stage à temps plein.

La gratification : obligatoire au-delà de 308 heures

Dès lors que la durée du stage dépasse deux mois — soit plus de 308 heures de présence sur la même année d'enseignement, consécutives ou non — une gratification minimale devient obligatoire (article L. 124-6 du Code de l'éducation). Elle est due pour la totalité du stage, et non pour les seules heures excédant le seuil. Son montant plancher est fixé à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, soit 4,35 €/h.

Le seuil de 308 heures se compte sur l'année, pas par stage

Les heures de plusieurs stages effectués dans le même organisme au cours d'une même année d'enseignement se cumulent pour apprécier le seuil de deux mois. Fractionner un stage long en plusieurs courtes périodes ne permet pas d'échapper à la gratification.

Versée mensuellement au prorata des heures effectives, la gratification est exonérée de cotisations sociales dans la limite du minimum légal. Au-delà de ce plancher, la fraction supérieure est soumise à cotisations comme une rémunération.

Les mentions obligatoires de la convention

La convention doit comporter un socle de mentions imposées par le Code de l'éducation et son décret d'application du 27 novembre 2014. Leur absence fragilise la convention et peut faciliter une requalification. Voici les éléments incontournables :

Identité des trois parties

Dénomination et adresse de l'entreprise, identité du stagiaire (et de son représentant légal s'il est mineur), nom et adresse de l'établissement d'enseignement.

Intitulé et objet de la formation

Le diplôme ou la certification préparée, ainsi que le volume pédagogique de la formation dans laquelle le stage s'inscrit.

Activités confiées au stagiaire

La description précise des missions, en lien avec les compétences à acquérir. C'est une mention déterminante face au risque de requalification.

Dates de début et de fin du stage

La période du stage, la durée hebdomadaire de présence et, le cas échéant, la présence de nuit, le dimanche ou les jours fériés.

Montant de la gratification

Le taux horaire et les modalités de versement, dès lors que le stage dépasse deux mois (et facultativement en deçà).

Les deux encadrants

Le nom du tuteur dans l'entreprise et celui de l'enseignant référent au sein de l'établissement, garants du double suivi.

Avantages et prise en charge

L'accès aux tickets-restaurant et le remboursement des frais de transport, dans les mêmes conditions que les salariés (article L. 124-13).

Régime de protection sociale

Les conditions de couverture en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle et, le cas échéant, l'obligation d'assurance responsabilité civile.

Conditions de suspension et de rupture

Les modalités selon lesquelles le stage peut être interrompu, et les clauses du règlement intérieur de l'entreprise applicables au stagiaire.

Le double encadrement : tuteur et enseignant référent

Tout stage repose sur un suivi à deux têtes, obligatoire (article L. 124-1 du Code de l'éducation). Côté entreprise, un tuteur accompagne le stagiaire au quotidien ; côté établissement, un enseignant référent assure le lien pédagogique. Ce binôme garantit que le stage tient sa promesse formatrice.

Le tuteur en entreprise

Il accueille et guide le stagiaire, lui transmet des compétences et veille au bon déroulement du stage. Un même tuteur ne peut suivre plus de trois stagiaires simultanément.

L'enseignant référent

Désigné par l'établissement, il suit le déroulement pédagogique du stage, reste l'interlocuteur de l'entreprise et peut accompagner jusqu'à seize stagiaires en simultané.

Un point de mi-parcours recommandé

Au-delà de l'évaluation finale, un échange à mi-parcours entre le tuteur, le stagiaire et l'enseignant référent permet de réorienter les missions si besoin et de prévenir tout dérapage vers des tâches sans valeur formatrice.

Comment remplir votre convention, étape par étape

Notre assistant vous guide question après question pour produire une convention complète et conforme. Voici les informations à préparer :

  1. 1Identifiez les trois parties : entreprise d'accueil, stagiaire et établissement d'enseignement, avec le diplôme préparé.
  2. 2Désignez les deux encadrants : le tuteur en entreprise (et sa fonction) et l'enseignant référent (et sa fonction).
  3. 3Décrivez précisément les missions confiées, en les reliant aux compétences que le stage doit développer.
  4. 4Fixez le lieu, les dates de début et de fin, la durée hebdomadaire et le nombre de jours travaillés.
  5. 5Déterminez la gratification horaire (4,35 €/h minimum dès lors que le stage dépasse 308 heures).
  6. 6Précisez les avantages : tickets-restaurant et prise en charge de l'abonnement aux transports en commun.
  7. 7Relisez les missions et la durée — les deux points les plus exposés à un contrôle — avant de faire signer les trois parties.

Un document à votre nom

Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé par les trois parties.

Points de vigilance : éviter la requalification

Le principal risque attaché à un stage n'est pas formel : c'est la requalification en contrat de travail. Elle survient lorsque la réalité du poste prend le pas sur sa vocation pédagogique. Plusieurs réflexes la préviennent.

Ne pas occuper un poste permanent

Il est interdit de confier au stagiaire des tâches correspondant à un poste de travail permanent, ou de l'utiliser pour faire face à un accroissement temporaire d'activité ou remplacer un salarié absent (article L. 124-7).

Respecter le délai de carence

Pour accueillir un nouveau stagiaire sur le même poste, vous devez respecter un délai de carence égal au tiers de la durée du stage précédent — sauf interruption à l'initiative du stagiaire.

Plafonner le nombre de stagiaires

Le nombre de stagiaires accueillis simultanément est limité (selon l'effectif de l'organisme), afin que le stage reste un accompagnement et non un mode de fonctionnement.

Encadrer le temps de présence

Le stagiaire est soumis aux durées maximales de présence applicables dans l'entreprise. Le travail de nuit, dominical ou des mineurs obéit aux mêmes protections que pour les salariés.

Une requalification coûte cher

Si l'inspection du travail ou le juge constate que le stagiaire occupe en réalité un emploi, la convention est requalifiée en contrat de travail : rappel de salaire, cotisations sociales, indemnités et, selon les cas, sanctions s'ajoutent. La précision des missions décrites dans la convention est votre meilleure protection.

Stage, alternance ou CDD : quelles différences ?

Le stage est parfois confondu avec d'autres dispositifs d'accueil de jeunes. Or les statuts, la rémunération et la finalité diffèrent nettement. Voici les principales distinctions :

CritèreConvention de stageContrat en alternanceCDD
StatutÉtudiant / élèveSalarié (apprenti ou pro)Salarié
FinalitéPédagogique, dans un cursusFormation + emploi qualifiantExécution d'un travail
RémunérationGratification (4,35 €/h mini)Salaire (% du SMIC selon âge)Salaire (au moins le SMIC)
Durée6 mois maximum par annéeDe 6 mois à 3 ansLimitée et motivée
Cadre légalArt. L. 124-1 et s. C. éduc.Code du travailArt. L. 1242-1 et s. C. trav.
Tableau comparatif — Convention de stage · Contrat en alternance · CDD

Fin du stage : attestation, évaluation et suites

La fin du stage n'est pas un simple départ : elle s'accompagne d'obligations à la charge de l'entreprise et de l'établissement, qui clôturent proprement la relation tripartite.

L'attestation de stage

À l'issue du stage, l'entreprise remet au stagiaire une attestation précisant la durée effective du stage et, le cas échéant, le montant total de la gratification versée. Ce document lui est utile, notamment pour faire valoir certaines périodes auprès de l'assurance retraite lorsque le stage a été gratifié.

L'évaluation et la rupture anticipée

Une fiche d'évaluation de la qualité de l'accueil est transmise à l'établissement, qui valide le stage dans le cursus. En cours de stage, une interruption d'au moins deux semaines pour maladie, accident, grossesse ou pour un motif lié à l'organisme peut ouvrir droit à un report ou à une prolongation. La rupture anticipée à l'initiative de l'une des parties suppose un accord et une information écrite des trois signataires.

Vers un emploi à l'issue du stage

Si le stagiaire est embauché dans les trois mois suivant la fin de son stage, la durée du stage est déduite de la période d'essai éventuelle et prise en compte pour l'ancienneté. Lorsque l'embauche porte sur un emploi correspondant aux missions du stage, le stage est intégralement déduit de la période d'essai.

Questions fréquentes

Oui. Aucun stage ne peut débuter sans convention écrite signée par les trois parties : l'entreprise d'accueil, le stagiaire (et son représentant légal s'il est mineur) et l'établissement d'enseignement. C'est la condition de légalité du stage et la pièce qui distingue le stage d'un emploi déguisé.

Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.

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