Convention de stage tripartite
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- 28 septembre 2026
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CONVENTION DE STAGE EN ENTREPRISE
Convention tripartite — Articles L. 124-1 et suivants du Code de l'éducation
1. Parties signataires
- Entreprise d'accueil
- Acme SAS
- Stagiaire
- Mme Marie Martin
- Établissement d'enseignement
- Université Paris-Dauphine
- Adresse établissement
- Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75016 Paris
- Diplôme préparé
- Master 2 Marketing & Stratégie
2. Objet et missions
Le présent stage a pour objet la mise en pratique des compétences enseignées dans le cadre du diplôme préparé. Les missions confiées au stagiaire sont les suivantes : Conduite d'une étude de marché sur le segment B2B SaaS, élaboration d'un plan marketing trimestriel, rédaction de contenus pour le blog, participation aux campagnes d'acquisition.
3. Lieu et organisation du stage
Le stage se déroule à : 10 rue de la République, 75001 Paris. Le stagiaire est intégré aux équipes de l'entreprise dans le respect du règlement intérieur, des règles d'hygiène et de sécurité, et des obligations de discrétion et de confidentialité applicables.
4. Encadrement (tutorat)
Côté entreprise, le stagiaire est encadré par Camille Lefèvre, en qualité de Présidente. Côté établissement, l'enseignant référent désigné est Pierre Dubois, en qualité de Maître de conférences. Un suivi régulier est assuré tout au long du stage avec, a minima, un point de mi-parcours.
5. Durée et horaires
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La convention de stage est le contrat tripartite qui encadre un stage en entreprise et le rend légal. Personnalisez la vôtre en quelques minutes — et maîtrisez chaque obligation grâce à ce guide complet, à jour du droit français.
Rédigé et vérifié par LinealStart · 19 min de lecture
Qu'est-ce qu'une convention de stage ?
La convention de stage est le document écrit, obligatoire, qui organise un stage en milieu professionnel. Elle est dite « tripartite » car elle lie trois parties : l'entreprise d'accueil, le stagiaire (et son représentant légal s'il est mineur) et l'établissement d'enseignement. Sans elle, aucun stage ne peut légalement débuter.
Le stage est défini comme une période temporaire de mise en situation en milieu professionnel, intégrée à un cursus pédagogique scolaire ou universitaire. Sa finalité est avant tout pédagogique : il vise l'acquisition de compétences en lien direct avec la formation suivie. Il ne constitue pas un emploi et ne doit jamais en tenir lieu (articles L. 124-1 et suivants du Code de l'éducation).
C'est cette nature pédagogique qui distingue fondamentalement le stage du contrat de travail. Le stagiaire n'est pas un salarié : il conserve son statut d'étudiant ou d'élève, reste rattaché à son établissement et perçoit, le cas échéant, une gratification — et non un salaire. Lorsque la réalité montre l'inverse, la convention peut être requalifiée en contrat de travail.
À quoi sert la convention et qui est concerné ?
La convention sécurise et délimite la relation entre les trois signataires. Elle fixe l'objet et les missions du stage, ses dates et horaires, la gratification, l'encadrement par un double tutorat, les avantages sociaux et les conditions de fin ou de rupture. Pour l'étudiant, c'est la garantie d'un cadre protecteur ; pour l'entreprise, c'est la condition même de la légalité de l'accueil.
Les trois parties à la convention
L'entreprise d'accueil
L'organisme (société, association, administration) qui reçoit le stagiaire, lui confie des missions formatrices et désigne un tuteur. Elle ne peut accueillir un stage que s'il est intégré à un cursus.
Le stagiaire
L'étudiant ou l'élève inscrit dans l'établissement, pour qui le stage fait partie de la formation. S'il est mineur, son représentant légal signe également la convention.
L'établissement d'enseignement
L'école, le lycée ou l'université qui valide le stage dans le cursus et désigne un enseignant référent chargé du suivi pédagogique.
Un stage doit s'inscrire dans un cursus
Un stage ne peut exister que s'il est rattaché à une formation et donne lieu à un volume pédagogique encadré. Accueillir une personne hors cursus « comme un stagiaire » n'est pas un stage au sens de la loi : c'est, selon les cas, du travail dissimulé ou un contrat de travail.
Durée maximale et gratification : les deux seuils à connaître
Deux règles structurent l'économie d'un stage : sa durée plafonnée à six mois, et le seuil de gratification obligatoire au-delà de deux mois. Les maîtriser évite la quasi-totalité des litiges.
La durée : 6 mois maximum
La durée d'un stage dans un même organisme d'accueil ne peut excéder 6 mois par année d'enseignement (article L. 124-5 du Code de l'éducation). Cette durée se décompte en présence effective : 7 heures de présence valent une journée, et 22 jours valent un mois (article D. 124-6). 6 mois correspondent ainsi à 132 jours de présence, soit 924 heures.
La gratification : obligatoire au-delà de 308 heures
Dès lors que la durée du stage dépasse deux mois — soit plus de 308 heures de présence sur la même année d'enseignement, consécutives ou non — une gratification minimale devient obligatoire (article L. 124-6 du Code de l'éducation). Elle est due pour la totalité du stage, et non pour les seules heures excédant le seuil. Son montant plancher est fixé à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, soit 4,50 €/h (barème vérifié le 28 septembre 2026). Ce plafond étant revalorisé chaque 1er janvier, vérifiez le montant en vigueur avant de faire signer une convention.
Le seuil de 308 heures se compte sur l'année, pas par stage
Les heures de plusieurs stages effectués dans le même organisme au cours d'une même année d'enseignement se cumulent pour apprécier le seuil de deux mois. Fractionner un stage long en plusieurs courtes périodes ne permet pas d'échapper à la gratification.
Versée mensuellement au prorata des heures effectives, la gratification est exonérée de cotisations sociales dans la limite du minimum légal. Au-delà de ce plancher, la fraction supérieure est soumise à cotisations comme une rémunération.
Les mentions obligatoires de la convention
La convention doit comporter un socle de mentions imposées par le Code de l'éducation et son décret d'application du 27 novembre 2014. Leur absence fragilise la convention et peut faciliter une requalification. Voici les éléments incontournables :
Identité des trois parties
Dénomination et adresse de l'entreprise, identité du stagiaire (et de son représentant légal s'il est mineur), nom et adresse de l'établissement d'enseignement.
Intitulé et objet de la formation
Le diplôme ou la certification préparée, ainsi que le volume pédagogique de la formation dans laquelle le stage s'inscrit.
Activités confiées au stagiaire
La description précise des missions, en lien avec les compétences à acquérir. C'est une mention déterminante face au risque de requalification.
Dates de début et de fin du stage
La période du stage, la durée hebdomadaire de présence et, le cas échéant, la présence de nuit, le dimanche ou les jours fériés.
Montant de la gratification
Le taux horaire et les modalités de versement, dès lors que le stage dépasse deux mois (et facultativement en deçà).
Les deux encadrants
Le nom du tuteur dans l'entreprise et celui de l'enseignant référent au sein de l'établissement, garants du double suivi.
Avantages et prise en charge
L'accès aux tickets-restaurant et le remboursement des frais de transport, dans les mêmes conditions que les salariés (article L. 124-13).
Régime de protection sociale
Qui affilie le stagiaire au titre des accidents du travail, qui déclare un accident survenu pendant le stage et, le cas échéant, l'obligation d'assurance responsabilité civile.
Conditions de suspension et de rupture
Les modalités selon lesquelles le stage peut être interrompu, et les clauses du règlement intérieur de l'entreprise applicables au stagiaire.
Le double encadrement : tuteur et enseignant référent
Tout stage repose sur un suivi à deux têtes, obligatoire (article L. 124-1 du Code de l'éducation). Côté entreprise, un tuteur accompagne le stagiaire au quotidien ; côté établissement, un enseignant référent assure le lien pédagogique. Ce binôme garantit que le stage tient sa promesse formatrice.
Le tuteur en entreprise
Il accueille et guide le stagiaire, lui transmet des compétences et veille au bon déroulement du stage. Un même tuteur ne peut suivre plus de trois stagiaires simultanément.
L'enseignant référent
Désigné par l'établissement, il suit le déroulement pédagogique du stage, reste l'interlocuteur de l'entreprise et peut accompagner jusqu'à seize stagiaires en simultané.
Un point de mi-parcours recommandé
Au-delà de l'évaluation finale, un échange à mi-parcours entre le tuteur, le stagiaire et l'enseignant référent permet de réorienter les missions si besoin et de prévenir tout dérapage vers des tâches sans valeur formatrice.
À qui appartiennent les travaux du stagiaire ?
Au stagiaire, tant qu'il ne les a pas cédés. C'est contre-intuitif, et c'est la clause la plus souvent fausse dans les modèles de convention : écrire que « les travaux appartiennent à l'entreprise » ne suffit pas à vous les transférer.
L'auteur d'une création est propriétaire de ses droits du seul fait de l'avoir créée (article L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle). Et le même article précise qu'un contrat de travail ou de service ne change rien à cette règle. Pour un salarié, l'employeur ne récupère les droits que par une cession écrite ; pour un stagiaire, qui n'est même pas salarié, c'est a fortiori le cas.
Une clause qui affirme la propriété ne vaut rien
Une convention qui se contente de dire que les productions du stagiaire « appartiennent à l'entreprise » ne transfère aucun droit. En pratique, cela signifie que vous devez redemander son accord à votre ancien stagiaire avant chaque réutilisation de son travail — un visuel, un texte, un code, une étude — et qu'il peut s'y opposer.
Ce que doit contenir une clause de cession pour tenir
L'article L. 131-3 du code de la propriété intellectuelle impose quatre précisions, à peine de nullité. Chacune est portée par l'article 9 de la convention que vous obtenez ici :
- 1Chaque droit cédé est nommé séparément : reproduction, représentation, adaptation, modification, traduction.
- 2L'étendue de l'exploitation est définie : tous supports et tous procédés connus à ce jour.
- 3La destination est définie : les besoins de l'activité de votre entreprise.
- 4Le lieu et la durée sont définis : le monde entier, pour la durée légale de protection.
Pourquoi la clause vise les missions de l'article 2
La cession globale des œuvres futures est nulle (article L. 131-1). On ne peut donc pas céder d'avance « tout ce que le stagiaire produira ». La clause délimite la cession aux créations faites dans l'exercice des missions décrites à l'article 2, pendant la durée du stage : elles sont ainsi déterminables, ce que la jurisprudence admet. C'est aussi la raison de la liste des œuvres cédées, dressée à la fin du stage et annexée à la convention.
Faut-il payer la cession ?
La loi autorise une cession à titre gratuit (article L. 122-7). Mais depuis 2022, plusieurs juridictions analysent une cession sans contrepartie comme une donation, qui exige un acte notarié — et l'annulent à défaut. Aucune décision de la Cour de cassation n'a encore tranché. Prévoir une somme, même modeste et versée en fin de stage, écarte le débat pour un coût faible.
La gratification ne paie pas la cession
La gratification rémunère la présence du stagiaire, et elle est obligatoire au-delà de deux mois : elle ne peut pas servir de contrepartie à la cession. Si vous choisissez de payer la cession, prévoyez une somme distincte — c'est le champ « Contrepartie de la cession des travaux » de l'assistant.
Deux limites à connaître
Le droit moral ne se cède jamais
Quoi que prévoie la convention, le stagiaire reste l'auteur de ses créations et peut exiger d'être nommé comme tel. Seuls les droits d'exploitation vous sont transférés.
Les logiciels ne font pas exception ici
Le transfert automatique des droits sur un logiciel créé par une personne non salariée accueillie par convention (article L. 113-9-1) ne joue que si votre structure réalise de la recherche. Hors ce cas, un logiciel écrit par votre stagiaire ne vous revient que par la clause de cession.
Points de vigilance : éviter la requalification
Le principal risque attaché à un stage n'est pas formel : c'est la requalification en contrat de travail. Elle survient lorsque la réalité du poste prend le pas sur sa vocation pédagogique. Plusieurs réflexes la préviennent.
Ne pas occuper un poste permanent
Il est interdit de confier au stagiaire des tâches correspondant à un poste de travail permanent, ou de l'utiliser pour faire face à un accroissement temporaire d'activité ou remplacer un salarié absent (article L. 124-7).
Respecter le délai de carence
Pour accueillir un nouveau stagiaire sur le même poste, vous devez respecter un délai de carence égal au tiers de la durée du stage précédent — sauf interruption à l'initiative du stagiaire.
Plafonner le nombre de stagiaires
Le nombre de stagiaires accueillis simultanément est limité (selon l'effectif de l'organisme), afin que le stage reste un accompagnement et non un mode de fonctionnement.
Encadrer le temps de présence
Le stagiaire est soumis aux durées maximales de présence applicables dans l'entreprise. Le travail de nuit, dominical ou des mineurs obéit aux mêmes protections que pour les salariés.
Une requalification coûte cher
Si l'inspection du travail ou le juge constate que le stagiaire occupe en réalité un emploi, la convention est requalifiée en contrat de travail : rappel de salaire, cotisations sociales, indemnités et, selon les cas, sanctions s'ajoutent. La précision des missions décrites dans la convention est votre meilleure protection.
Stage, alternance ou CDD : quelles différences ?
Le stage est parfois confondu avec d'autres dispositifs d'accueil de jeunes. Or les statuts, la rémunération et la finalité diffèrent nettement. Voici les principales distinctions :
| Critère | Convention de stage | Contrat en alternance | CDD |
|---|---|---|---|
| Statut | Étudiant / élève | Salarié (apprenti ou pro) | Salarié |
| Finalité | Pédagogique, dans un cursus | Formation + emploi qualifiant | Exécution d'un travail |
| Rémunération | Gratification (4,50 €/h mini) | Salaire (% du SMIC selon âge) | Salaire (au moins le SMIC) |
| Durée | 6 mois maximum par année | De 6 mois à 3 ans | Limitée et motivée |
| Cadre légal | Art. L. 124-1 et s. C. éduc. | Code du travail | Art. L. 1242-1 et s. C. trav. |
Fin du stage : attestation, évaluation et suites
La fin du stage n'est pas un simple départ : elle s'accompagne d'obligations à la charge de l'entreprise et de l'établissement, qui clôturent proprement la relation tripartite.
L'attestation de stage
À l'issue du stage, l'entreprise remet au stagiaire une attestation précisant la durée effective du stage et, le cas échéant, le montant total de la gratification versée. Ce document lui est utile, notamment pour faire valoir certaines périodes auprès de l'assurance retraite lorsque le stage a été gratifié.
L'évaluation et la rupture anticipée
Une fiche d'évaluation de la qualité de l'accueil est transmise à l'établissement, qui valide le stage dans le cursus. En cours de stage, une interruption d'au moins deux semaines pour maladie, accident, grossesse ou pour un motif lié à l'organisme peut ouvrir droit à un report ou à une prolongation. La rupture anticipée à l'initiative de l'une des parties suppose un accord et une information écrite des trois signataires.
Vers un emploi à l'issue du stage
Embauché dans les trois mois qui suivent un stage de dernière année d'études, le stagiaire voit la durée du stage déduite de sa période d'essai, dans la limite de la moitié de celle-ci, sauf accord collectif plus favorable ; en totalité si l'emploi correspond aux missions du stage. Un stage de plus de deux mois compte aussi dans son ancienneté (article L. 1221-24 du Code du travail).
Questions fréquentes
La convention de stage est-elle obligatoire ?
Oui. Aucun stage ne peut débuter sans convention écrite signée par les trois parties : l'entreprise d'accueil, le stagiaire (et son représentant légal s'il est mineur) et l'établissement d'enseignement. C'est la condition de légalité du stage et la pièce qui distingue le stage d'un emploi déguisé.
Quelle est la durée maximale d'un stage ?
Un stage dans un même organisme ne peut excéder 6 mois par année d'enseignement (article L. 124-5 du Code de l'éducation), soit 132 jours de présence à raison de 7 heures par jour. Les périodes de plusieurs stages dans la même entreprise au cours d'une même année se cumulent pour apprécier ce plafond.
À partir de quand la gratification est-elle obligatoire ?
Dès que le stage dépasse deux mois, soit plus de 308 heures de présence sur la même année d'enseignement (consécutives ou non). La gratification est alors due pour la totalité du stage. En deçà de ce seuil, elle reste facultative (article L. 124-6 du Code de l'éducation).
Quel est le montant minimal de la gratification ?
Le plancher légal est de 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, soit 4,50 €/h (barème vérifié le 28 septembre 2026). Sur la base d'un temps plein de 151,67 h par mois, cela représente environ 683 € mensuels, exonérés de cotisations dans la limite de ce minimum légal. Le plafond horaire est revalorisé chaque 1er janvier : vérifiez le montant en vigueur à la date de signature.
Qui encadre le stagiaire ?
Le stage repose sur un double encadrement obligatoire : un tuteur dans l'entreprise, qui ne peut suivre plus de trois stagiaires en même temps, et un enseignant référent désigné par l'établissement, chargé du suivi pédagogique. Ce binôme garantit la finalité formatrice du stage.
Le stagiaire a-t-il droit aux tickets-restaurant et au remboursement des transports ?
Oui. Le stagiaire bénéficie des tickets-restaurant et de la prise en charge de 50 % de l'abonnement aux transports en commun dans les mêmes conditions que les salariés de l'entreprise (article L. 124-13 du Code de l'éducation).
Le stagiaire relève-t-il encore du régime de sécurité sociale étudiant ?
Non, ce régime a été supprimé le 31 août 2019. Les étudiants sont rattachés au régime général et à la caisse primaire d'assurance maladie de leur lieu de résidence. Vous n'avez aucune démarche ni aucune cotisation d'assurance maladie à engager pour votre stagiaire. Une convention qui mentionne encore ce régime renvoie à un dispositif disparu.
Qui déclare un accident survenu pendant le stage ?
L'entreprise, dans tous les cas. Un accident survenu du fait ou à l'occasion du stage se déclare à la caisse primaire d'assurance maladie compétente dans les 48 heures, dimanches et jours fériés non compris (articles L. 441-2 et R. 441-3 du code de la sécurité sociale), avec copie adressée sans délai à l'établissement d'enseignement. Ce qui dépend du montant de la gratification, c'est autre chose : l'affiliation et les cotisations d'accident du travail incombent à l'établissement tant que la gratification ne dépasse pas 4,50 €/h de l'heure (barème vérifié le 28 septembre 2026), et à l'entreprise au-delà (article R. 412-4).
Les travaux réalisés par le stagiaire appartiennent-ils à l'entreprise ?
Pas automatiquement. Un stagiaire n'est pas salarié : il est propriétaire de ses créations du seul fait de les avoir créées (article L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle), et aucune règle ne vous les transfère. Une clause qui se contente d'affirmer que les travaux « appartiennent à l'entreprise » ne vaut rien. Il faut une cession écrite qui nomme séparément chaque droit cédé et en délimite l'étendue, la destination, le lieu et la durée (article L. 131-3). C'est ce que porte l'article 9 de cette convention.
Faut-il payer le stagiaire pour la cession de ses travaux ?
La loi permet une cession gratuite (article L. 122-7 du code de la propriété intellectuelle). Mais depuis 2022, plusieurs juridictions y voient une donation, qui exige un acte notarié, et annulent la cession à défaut. La Cour de cassation ne s'est pas prononcée. Prévoir une somme distincte de la gratification, même modeste et versée en fin de stage, ferme ce risque. L'assistant vous laisse fixer ce montant, ou le laisser à zéro en connaissance de cause.
Que risque l'entreprise en cas de stage mal cadré ?
Si le stagiaire occupe en réalité un poste de travail permanent, remplace un salarié ou fait face à un surcroît d'activité, la convention peut être requalifiée en contrat de travail. L'entreprise s'expose alors à un rappel de salaire, au paiement des cotisations sociales, à des indemnités et, selon les cas, à des sanctions.
Peut-on enchaîner deux stagiaires sur le même poste ?
Pas immédiatement. Pour accueillir un nouveau stagiaire sur le même poste, vous devez respecter un délai de carence égal au tiers de la durée du stage précédent, sauf lorsque l'interruption est intervenue à l'initiative du stagiaire.
Que se passe-t-il si le stagiaire est embauché après son stage ?
Si l'embauche intervient dans les trois mois qui suivent un stage de dernière année d'études, la durée du stage est déduite de la période d'essai, sans la réduire de plus de moitié, sauf accord collectif plus favorable ; lorsque l'emploi correspond aux missions du stage, elle en est déduite en totalité. Un stage de plus de deux mois est pris en compte dans l'ancienneté (article L. 1221-24 du Code du travail).
Le document généré est-il personnalisable et m'appartient-il ?
Oui. Vous répondez à des questions simples et la convention se rédige à partir de vos réponses. Vous téléchargez un PDF (et un format Word éditable) à votre nom, sans filigrane, conservé dans votre coffre-fort et prêt à être signé par les trois parties.
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Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.
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