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Contrat d'apporteur d'affaires
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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.
CONTRAT D'APPORTEUR D'AFFAIRES
Entre les soussignés :
La société Acme SAS, SAS au capital de 10 000,00 €, dont le siège social est situé 10 rue de la République, 75001 Paris, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 123456789, représentée par Camille Lefèvre, en sa qualité de Présidente
ci-après désignée « la Société »,
D'une part,
Et :
La société Bêta SARL, SARL au capital de 5 000,00 €, dont le siège social est situé 42 cours Lafayette, 69003 Lyon, immatriculée au RCS de Lyon sous le numéro 987654321, représentée par Paul Bernard, en sa qualité de Gérant
ci-après désignée « l'Apporteur d'affaires ».
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Créer mon documentQu'est-ce qu'un contrat d'apporteur d'affaires ?
Le contrat d'apporteur d'affaires est la convention par laquelle une personne (l'apporteur) s'engage à présenter à une entreprise des prospects ou des opportunités d'affaires, en contrepartie d'une rémunération — le plus souvent une commission — lorsque la mise en relation aboutit à un contrat.
Ce contrat n'est pas régi par un statut spécifique : il relève du droit commun des contrats et du louage d'ouvrage (articles 1101 et suivants et article 1710 du Code civil). C'est un contrat innommé, dont le contenu est librement négocié entre les parties, dans le respect des règles générales de validité (consentement, capacité, contenu licite et certain).
La mission de l'apporteur est volontairement limitée : il signale, il met en relation, il facilite le contact. Il ne négocie pas les conditions de l'affaire, ne représente pas l'entreprise auprès des prospects et ne conclut aucun contrat en son nom. C'est précisément cette limite qui distingue l'apporteur d'affaires de l'agent commercial — et qui protège l'entreprise d'un risque de requalification.
Un rôle de simple intermédiaire
L'apporteur agit en toute indépendance, sans lien de subordination. Il n'a aucun pouvoir de négociation ni de représentation : sa prestation s'arrête à la présentation du prospect. Tout dépassement de ce cadre expose la relation à une requalification en mandat d'agent commercial.
À quoi sert ce contrat et qui est concerné ?
Le contrat d'apporteur d'affaires permet à une entreprise de développer son courant d'affaires en s'appuyant sur le réseau, le carnet d'adresses ou la connaissance sectorielle d'un tiers, sans l'intégrer à son effectif et sans lui confier de pouvoir commercial. Pour l'apporteur, c'est l'occasion de monétiser sa capacité de mise en relation de façon souple et indépendante.
Les parties au contrat
L'entreprise (la Société)
Le bénéficiaire de la mise en relation. Elle conserve l'entière maîtrise de la négociation, de la tarification et de la conclusion du contrat avec le prospect, et verse la commission convenue.
L'apporteur d'affaires
Personne physique ou morale, indépendante, qui présente des prospects qualifiés. Il agit pour son propre compte, facture sa commission et reste maître de son organisation.
Ce contrat est particulièrement adapté aux relations ponctuelles ou complémentaires : un consultant qui recommande son client à un prestataire, un professionnel qui oriente vers un partenaire, une entreprise qui rémunère un réseau d'introducteurs. Il convient aux secteurs où la mise en relation a une vraie valeur : services aux entreprises, immobilier d'entreprise, technologies, finance, négoce.
Activités réglementées : attention
Dans certains domaines (intermédiation en assurance, opérations de banque et services de paiement, transactions immobilières…), l'activité d'apport d'affaires peut tomber sous une réglementation spécifique exigeant un statut, une immatriculation ou un agrément. Vérifiez votre secteur avant de contractualiser.
Apporteur d'affaires ou agent commercial : la distinction décisive
C'est le point le plus sensible de ce contrat. Apporteur et agent commercial ne se distinguent pas par leur intitulé, mais par l'étendue réelle de leur mission. Le juge requalifie selon les faits, pas selon le titre affiché.
L'agent commercial est un mandataire qui négocie et, éventuellement, conclut des contrats de vente ou de prestation au nom et pour le compte de son mandant, de façon permanente (article L. 134-1 du Code de commerce). Son statut est d'ordre public : il ouvre notamment droit, à la fin du contrat, à une indemnité compensatrice du préjudice subi, souvent évaluée à environ deux années de commissions.
L'apporteur d'affaires, lui, se borne à la mise en relation. Il n'a aucun pouvoir de négociation ni de représentation, et son intervention n'a pas vocation à être permanente au sens du statut. En conséquence, il n'a pas droit à l'indemnité de fin de contrat de l'agent commercial. La Cour de cassation veille au respect de cette frontière (Cass. com. 11 mai 2010).
Le risque de requalification
Si vous confiez à l'apporteur un pouvoir de négociation, de tarification ou de représentation, ou si la relation devient permanente et structurée comme celle d'un agent, le juge peut requalifier le contrat en mandat d'agent commercial — avec, à la clé, l'indemnité de fin de contrat malgré l'intitulé « apporteur ». Cantonnez expressément l'apporteur à la seule mise en relation.
Quand utiliser un contrat d'apporteur d'affaires ?
Recourez à ce contrat dès que vous souhaitez rémunérer une mise en relation, et non une activité commerciale complète. Le bon réflexe consiste à formaliser l'accord avant la première présentation de prospect : un apport d'affaires non écrit est une source classique de litiges sur l'existence même du droit à commission et sur son montant.
- Vous voulez confier à un tiers la seule présentation de prospects qualifiés, sans lui déléguer la négociation.
- Vous rémunérez une recommandation ponctuelle ou un réseau d'introducteurs, sans créer de relation salariée ni d'agence commerciale.
- Vous avez besoin de fixer clairement le périmètre, le taux et le déclencheur de la commission pour éviter toute contestation.
- Vous souhaitez encadrer la durée, l'exclusivité éventuelle et les conditions de rupture de la relation.
Le statut fiscal et social de l'apporteur compte
L'apporteur facture ses commissions et reste responsable de ses obligations fiscales et sociales. S'il est assujetti, les commissions sont soumises à TVA. Précisez son statut (micro-entrepreneur, société…), car il conditionne la facturation et la TVA applicable.
Les clauses essentielles du contrat
Un contrat d'apporteur d'affaires efficace repose sur quelques clauses bien calibrées. Chacune doit être rédigée avec soin, car le contrat est librement négocié : ce que vous n'écrivez pas, vous ne pourrez pas l'opposer.
Objet et qualité d'indépendant
La mission de simple mise en relation, l'absence de tout pouvoir de négociation ou de représentation, et l'indépendance de l'apporteur. C'est la clause qui éloigne le risque de requalification.
Périmètre de l'apport
Les cibles, secteurs, zone géographique et modalités de mise en relation. Un périmètre précis évite les conflits sur l'origine d'un prospect et sur le droit à commission.
Rémunération (taux et assiette)
Le taux de commission, exprimé en pourcentage du chiffre d'affaires hors taxes, et l'assiette retenue. Un taux modéré conforte aussi la qualification d'apporteur.
Déclencheur de la commission
Le fait générateur du paiement : signature du contrat avec le prospect, ou encaissement effectif du chiffre d'affaires. Ce choix engage votre trésorerie.
Exclusivité
Précisez si l'apporteur bénéficie d'une exclusivité sur son périmètre. À défaut, l'entreprise reste libre de conclure des contrats similaires avec d'autres apporteurs.
Durée et reconduction
La durée initiale, l'éventuelle reconduction tacite et ses modalités de dénonciation. Une durée mesurée évite l'apparence d'une relation permanente d'agent.
Résiliation et préavis
Les conditions de rupture avant terme et la durée du préavis. Rappel : l'apporteur n'a pas droit à l'indemnité de fin de contrat de l'agent commercial.
Confidentialité, RGPD et juridiction
La protection des informations échangées, le traitement des données des prospects (RGPD) et le tribunal compétent en cas de litige complètent utilement le contrat.
La commission : taux, assiette et déclencheur
La rémunération est le cœur économique du contrat. Trois paramètres doivent être réglés sans ambiguïté : le taux, l'assiette de calcul et le fait générateur du paiement.
Le taux et l'assiette
La commission est généralement exprimée en pourcentage du chiffre d'affaires hors taxes réalisé avec le prospect apporté. Le taux est librement fixé, mais il doit rester cohérent avec le rôle de simple intermédiaire : un taux très élevé, proche d'une rémunération d'agent négociateur, peut nourrir un argument de requalification. Précisez aussi la période sur laquelle court la commission (par exemple les douze premiers mois de la relation commerciale) et le sort des commandes ultérieures.
Signature ou encaissement : le fait générateur
Le déclencheur détermine quand — et si — l'apporteur est payé. Déclenchée à la signature, la commission est due dès la conclusion du contrat avec le prospect, même si le client tarde à payer. Déclenchée à l'encaissement, elle n'est due qu'une fois le chiffre d'affaires effectivement encaissé : si le client final ne règle pas, aucune commission n'est due. Le déclenchement à l'encaissement protège votre trésorerie ; le déclenchement à la signature est plus favorable à l'apporteur.
Facturation et TVA
L'apporteur émet une facture conforme aux mentions légales. Si l'apporteur est assujetti à la TVA, ses commissions y sont soumises ; le contrat doit indiquer si le taux convenu s'entend hors taxes. Le paiement intervient classiquement à 30 jours à compter de la facture.
Les erreurs à éviter
Conférer un pouvoir de négociation
Donner à l'apporteur le droit de négocier les prix ou de représenter l'entreprise fait basculer la relation vers le statut d'agent commercial, avec son indemnité de fin de contrat.
Un périmètre flou
Sans périmètre précis (cibles, secteur, géographie), vous vous exposez à des conflits sur l'origine d'un prospect et sur le droit à commission. Détaillez-le.
Oublier de définir le déclencheur
Ne pas préciser si la commission est due à la signature ou à l'encaissement laisse une zone grise dangereuse pour votre trésorerie comme pour la relation.
Un taux disproportionné
Une commission très élevée, hors de proportion avec un rôle d'intermédiaire, peut être invoquée pour requalifier le contrat en mandat d'agent commercial.
Négliger l'écrit avant le premier apport
Sans contrat signé avant la première mise en relation, l'apporteur et l'entreprise s'opposent souvent sur l'existence même du droit à commission. Formalisez en amont.
Ignorer la réglementation sectorielle
Dans l'assurance, la banque, l'immobilier ou la finance, l'apport d'affaires peut exiger un statut ou un agrément. Vérifiez votre secteur avant de signer.
Apporteur, agent commercial ou partenaire : quelles différences ?
Selon le rôle réel confié au tiers, un autre contrat peut être plus adapté. Voici les principales différences :
| Critère | Apporteur d'affaires | Agent commercial | Contrat de partenariat |
|---|---|---|---|
| Mission | Mise en relation, présentation de prospects | Négocie et/ou conclut au nom de l'entreprise | Collaboration et objectifs communs |
| Pouvoir de négociation | Aucun | Oui (mandataire) | Selon le contrat |
| Statut | Droit commun des contrats | Statut d'ordre public | Droit commun des contrats |
| Indemnité de fin de contrat | Non | Oui (réparation du préjudice) | Non, sauf stipulation |
| Rémunération | Commission sur affaire apportée | Commission sur affaires négociées | Variable (partage, redevance…) |
| Référence | Art. 1710 C. civ. | Art. L. 134-1 et s. C. com. | Art. 1101 et s. C. civ. |
Effets du contrat, durée et rupture
Une fois signé, le contrat oblige chaque partie à exécuter de bonne foi ses engagements (article 1104 du Code civil). L'apporteur présente les prospects dans son périmètre ; l'entreprise verse la commission convenue dès que le fait générateur est atteint. L'interprétation se fait au regard de la commune intention des parties (article 1188 du Code civil), d'où l'importance d'une rédaction claire.
Durée et reconduction
La durée est librement convenue. Le contrat peut prévoir une reconduction tacite par périodes successives, sauf dénonciation par lettre recommandée avec accusé de réception dans le délai stipulé. Une durée mesurée et des conditions de sortie nettes évitent de donner à la relation l'apparence d'une activité permanente d'agent.
Rupture et absence d'indemnité
Chaque partie peut résilier le contrat dans les conditions prévues (préavis, motifs). Point essentiel : à la différence de l'agent commercial, l'apporteur d'affaires n'a pas droit à une indemnité de fin de contrat. Veillez toutefois à respecter le préavis convenu et à exécuter le contrat de bonne foi : une rupture brutale ou abusive peut engager une responsabilité, et les affaires apportées avant la rupture restent dues selon les modalités stipulées.
Confidentialité et données des prospects
Les informations échangées (identité des prospects, conditions commerciales) sont souvent sensibles. Le contrat encadre leur confidentialité et le traitement des données personnelles dans le respect du RGPD, y compris après la fin de la relation.
Questions fréquentes
L'apporteur d'affaires se borne à présenter des prospects : il met en relation, sans négocier ni représenter l'entreprise. L'agent commercial, lui, négocie et parfois conclut au nom de l'entreprise (article L. 134-1 du Code de commerce) : son statut est d'ordre public et lui ouvre droit, à la fin du contrat, à une indemnité. Cantonner l'apporteur à la seule mise en relation évite la requalification.
Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.
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