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Conditions Générales de Vente (B2B)

Les conditions générales de vente entre professionnels fixent les règles du jeu de chaque commande : prix, délais, paiement, garanties et responsabilité. Rédigez les vôtres en quelques minutes — et maîtrisez chaque clause grâce à ce guide complet, à jour du droit français.

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Mis à jour le 11 juin 2026
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CONDITIONS GÉNÉRALES DE VENTE

Acme SAS — applicables aux relations entre professionnels

Mises à jour le 1 mai 2026

1. Objet et opposabilité

Les présentes conditions générales de vente (« CGV ») régissent les relations contractuelles entre Acme SAS (« le Fournisseur ») et tout client professionnel (« le Client ») pour la fourniture des produits et services suivants : Logiciels SaaS de gestion d'activité, hébergement, support technique et prestations associées de paramétrage et de formation pour clients professionnels.. Elles prévalent sur toute autre stipulation, notamment sur les conditions générales d'achat du Client, sauf accord écrit exprès du Fournisseur. Le Client reconnaît en avoir pris connaissance et les accepter sans réserve par la simple passation d'une commande (art. L. 441-1 du Code de commerce).

2. Commandes

Toute commande engage le Client de façon ferme et définitive dès son acceptation écrite par le Fournisseur. Toute modification ou annulation à l'initiative du Client devra être acceptée par écrit par le Fournisseur ; à défaut, la commande reste due dans son intégralité.

3. Prix et conditions de paiement

Les prix sont indiqués hors taxes en euros. Les factures sont payables à 30 jours date d'émission, par virement bancaire. Le Client ne peut différer le paiement par voie de compensation ou en raison d'une réclamation, sauf accord exprès du Fournisseur. Aucun escompte pour paiement anticipé n'est accordé sauf mention contraire.

4. Retards de paiement

Conformément à l'article L. 441-10 du Code de commerce, tout retard de paiement entraîne, de plein droit et sans mise en demeure préalable, l'application de pénalités calculées sur le montant TTC au taux annuel de 12.4 %, ainsi que d'une indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement par facture (art. D. 441-5). Une indemnisation complémentaire pourra être demandée sur justification si les frais réels sont supérieurs.

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Infographie : Conditions Générales de Vente (B2B) — points clés, durée de personnalisation et nombre de références juridiques
Conditions Générales de Vente (B2B) en bref — l'essentiel à retenir

Qu'est-ce que des CGV entre professionnels (B2B) ?

Les conditions générales de vente (CGV) sont le socle juridique de votre relation commerciale : elles regroupent l'ensemble des règles que vous appliquez à vos clients professionnels pour la vente de produits ou la fourniture de services. En matière B2B, le Code de commerce en fait « le socle unique de la négociation commerciale » (article L. 441-1).

Des CGV « B2B » s'adressent exclusivement à des clients professionnels — entreprises, indépendants, associations agissant pour leur activité — par opposition aux CGV destinées aux consommateurs (B2C), soumises au Code de la consommation et beaucoup plus protectrices de l'acheteur. Les CGV entre professionnels reposent au contraire sur une plus grande liberté contractuelle : vous pouvez y plafonner votre responsabilité, prévoir une réserve de propriété ou encadrer strictement les réclamations, ce qui serait largement écarté face à un consommateur.

Concrètement, vos CGV s'appliquent à chaque commande passée par un client professionnel : elles complètent (et priment sur) le bon de commande, le devis ou la facture. Elles ne sont valables et opposables que si le client en a effectivement eu connaissance avant de commander et les a acceptées, ne serait-ce que par la passation de la commande elle-même.

À quoi servent vos CGV et qui est concerné ?

Bien rédigées, vos CGV sont un véritable outil de protection et de pilotage. Elles sécurisent votre trésorerie (délais et pénalités de retard), limitent votre exposition financière (plafond de responsabilité), protègent vos biens livrés (réserve de propriété) et préviennent les contestations (procédure de réclamation, garanties encadrées). En face d'un litige, ce sont elles que le juge examine en premier.

Les parties concernées

Le Fournisseur (le vendeur)

Vous : la société ou l'indépendant qui vend des produits ou fournit des prestations. Vous rédigez et imposez vos CGV, sous réserve de les communiquer en amont et de respecter l'ordre public économique.

Le Client professionnel

Toute entreprise, indépendant ou structure qui commande pour les besoins de son activité. Il accepte vos CGV par la commande, sauf à avoir négocié des conditions particulières écrites.

CGV B2B ou CGV B2C ?

Si vous vendez aussi à des particuliers, vous avez besoin de CGV B2C distinctes (droit de rétractation, garantie légale de conformité renforcée, clauses abusives interdites…). Ces deux jeux de conditions ne se substituent pas : ils coexistent selon le profil de l'acheteur.

À noter : entre professionnels, la communication des CGV n'est obligatoire que lorsque le client en fait la demande. Mais ne pas les avoir, ou les garder confidentielles, vous prive de tous leurs effets protecteurs. Les rédiger et les transmettre systématiquement est donc dans votre intérêt.

Quand mettre en place ou actualiser vos CGV ?

Vos CGV ne sont pas un document que l'on rédige une fois pour toutes. Elles doivent accompagner le lancement de votre activité commerciale, puis évoluer avec elle et avec la loi.

  • Dès vos premières ventes ou prestations à des professionnels : sans CGV, c'est le droit commun supplétif qui s'applique, souvent à votre désavantage (par exemple un délai de paiement de 30 jours par défaut).
  • Lorsque vous changez de modèle économique (passage à un abonnement, vente de licences, ajout de prestations de service ou de produits physiques).
  • Quand vous modifiez vos tarifs, vos délais de livraison ou vos conditions de paiement.
  • À chaque évolution législative significative (réforme des délais de paiement, RGPD, nouvelles obligations sectorielles).
  • Au minimum une fois par an, pour vérifier que les références et les taux cités restent à jour.

Des CGV trop anciennes vous fragilisent

Des conditions non actualisées depuis plusieurs années peuvent citer des taux, des indices ou des règles périmés. En cas de litige, une clause obsolète peut être écartée. Datez toujours vos CGV et indiquez clairement leur date de dernière mise à jour.

Les clauses essentielles de vos CGV B2B

Au-delà de la description de vos produits et services, certaines clauses structurent l'équilibre du contrat et conditionnent vos protections. Voici celles qui doivent figurer dans des CGV B2B sérieuses.

Objet et opposabilité

Précise les produits/services concernés et pose le principe que vos CGV prévalent sur les conditions générales d'achat du client, sauf accord écrit contraire. C'est la clause qui rend le reste opposable.

Commandes

Définit le moment où la commande devient ferme et les conditions de sa modification ou annulation. Évite les revirements coûteux du client après lancement de la prestation.

Prix et conditions de paiement

Prix HT en euros, modalités et délai de paiement, interdiction de compensation unilatérale. Le délai ne peut dépasser 60 jours date d'émission ou 45 jours fin de mois (article L. 441-10).

Pénalités de retard et indemnité de 40 €

Tout retard déclenche de plein droit des pénalités (au moins 3 fois le taux légal) et une indemnité forfaitaire de 40 € de frais de recouvrement par facture (article D. 441-5). Mentions obligatoires sur vos factures et CGV.

Réserve de propriété

Les produits livrés restent votre propriété jusqu'au paiement intégral. Très protectrice en cas d'impayé ou de procédure collective (articles 2367 et suivants du Code civil ; article L. 624-16 du Code de commerce).

Livraison et transfert des risques

Fixe le caractère indicatif des délais de livraison et le moment du transfert des risques (à la remise au transporteur ou à la livraison effective). Détermine qui supporte la perte en cas d'avarie de transport.

Réception, réclamations et garanties

Impose un délai pour émettre des réserves après livraison et encadre la garantie des vices cachés (articles 1641 et suivants du Code civil), limitée au remplacement ou au remboursement.

Limitation de responsabilité

Plafonne votre réparation (au montant de la commande, au chiffre d'affaires annuel ou à un montant fixe) et exclut les préjudices indirects. Admise entre professionnels, dans les limites posées par la loi.

Force majeure, médiation et juridiction

Suspend vos obligations en cas d'événement irrésistible, prévoit une médiation amiable optionnelle avant contentieux et désigne le tribunal de commerce compétent.

Délais de paiement, pénalités et indemnité forfaitaire

C'est le cœur de la protection de votre trésorerie — et le terrain le plus réglementé des relations entre professionnels. La loi y fixe des plafonds et des planchers que vos CGV doivent respecter.

Le délai de paiement est plafonné

Entre professionnels, le délai de paiement convenu ne peut dépasser 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, ou, par dérogation, 45 jours fin de mois (article L. 441-10 du Code de commerce). À défaut de mention dans vos CGV, le délai bascule automatiquement à 30 jours après réception des marchandises ou exécution de la prestation. Dépasser le plafond légal vous expose à une amende administrative.

Un taux de pénalité minimal

Le taux des pénalités de retard ne peut être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal en vigueur (article L. 441-10). À défaut de taux indiqué, c'est le taux directeur de la Banque centrale européenne majoré de dix points qui s'applique de plein droit. Mentionner explicitement votre taux dans vos CGV et sur vos factures est obligatoire : c'est ce qui le rend opposable au client en retard.

L'indemnité forfaitaire de 40 €

À ces pénalités s'ajoute, de plein droit, une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, fixée à 40 € par facture en retard (article D. 441-5 du Code de commerce). Ce montant n'est pas négociable à la baisse : toute clause prévoyant une indemnité inférieure est inopposable. Si vos frais de recouvrement réels sont supérieurs, vous pouvez en réclamer le complément sur justificatifs.

Ces mentions sont obligatoires sur vos factures

Le taux des pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € doivent figurer non seulement dans vos CGV, mais aussi sur chaque facture. Leur absence est sanctionnée et vous prive de la possibilité de les réclamer efficacement.

Réserve de propriété, garanties et limitation de responsabilité

Trois clauses déterminent votre niveau de risque réel. Bien calibrées, elles font la différence entre des CGV simplement présentables et des CGV vraiment protectrices.

La réserve de propriété

Elle conserve votre propriété sur les biens livrés jusqu'au paiement complet. En cas d'impayé ou de liquidation du client, vous pouvez revendiquer les produits encore en stock plutôt que de subir le concours des autres créanciers. Pour être opposable, elle doit avoir été convenue par écrit au plus tard à la livraison. Inutile si vous ne vendez que des prestations immatérielles.

La garantie des vices cachés

Vous restez tenu de la garantie légale des vices cachés (articles 1641 et suivants du Code civil). Vos CGV peuvent l'encadrer (limitation au remplacement ou au remboursement, exclusion des préjudices indirects), mais ne peuvent pas l'exclure totalement en cas de mauvaise foi.

La limitation de responsabilité

Entre professionnels, vous pouvez plafonner votre responsabilité et exclure les préjudices indirects (perte de chiffre d'affaires, de clientèle, de données). Choisissez un plafond raisonnable : montant de la commande litigieuse, chiffre d'affaires annuel avec le client, ou montant fixe.

Une clause de responsabilité a des limites

Une clause limitant ou excluant votre responsabilité ne joue jamais en cas de faute lourde ou dolosive, et ne peut pas vider de sa substance l'obligation essentielle que vous devez au client (articles 1170 et 1231-3 du Code civil). Une exonération totale serait écartée par le juge ; un plafond mesuré tient mieux.

Comment rédiger vos CGV, étape par étape

Notre assistant vous guide question après question pour produire des CGV complètes et conformes, adaptées à votre secteur. Voici les informations à préparer :

  1. 1Identifiez votre société émettrice (dénomination, forme, capital, siège, immatriculation) et votre secteur d'activité.
  2. 2Décrivez précisément la nature de vos produits et services : c'est l'objet de vos CGV et il conditionne plusieurs clauses (réserve de propriété, livraison…).
  3. 3Fixez votre délai de paiement (30 jours est prudent et compétitif) et son mode de calcul (date d'émission ou fin de mois), dans la limite des plafonds légaux.
  4. 4Déterminez le taux des pénalités de retard (le taux BCE majoré de 10 points est une référence dissuasive et valable) et confirmez l'indemnité forfaitaire de 40 €.
  5. 5Décidez des protections : réserve de propriété, transfert des risques, délai de réclamation après livraison.
  6. 6Choisissez d'inclure ou non une clause de limitation de responsabilité et son plafond.
  7. 7Indiquez le tribunal de commerce compétent, ajoutez le cas échéant une médiation préalable et datez vos CGV.

Un document à votre nom

Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être communiqué à vos clients et annexé à vos devis, bons de commande et factures.

Les erreurs à éviter

Ne pas communiquer vos CGV avant la commande

Des CGV jamais transmises au client ou découvertes après la commande lui sont inopposables. Faites-les figurer sur vos devis et bons de commande, et faites-les accepter en amont.

Dépasser le plafond légal de paiement

Prévoir un délai de 90 jours par confort vous expose à une amende administrative et rend la clause irrégulière. Restez dans les 60 jours date d'émission ou 45 jours fin de mois.

Oublier les pénalités et l'indemnité de 40 €

Sans mention du taux de pénalité et de l'indemnité forfaitaire dans vos CGV et sur vos factures, vous ne pouvez pas les réclamer efficacement et vous vous exposez à une sanction.

Recopier les CGV d'un concurrent

Des CGV génériques ne reflètent ni votre secteur, ni vos produits, ni votre exposition au risque. Une clause inadaptée (réserve de propriété sur une prestation immatérielle, plafond absurde) affaiblit l'ensemble.

Vouloir s'exonérer de toute responsabilité

Une clause supprimant toute responsabilité, même en cas de manquement grave, est écartée par le juge. Préférez un plafond raisonnable, qui résistera en cas de litige.

Confondre CGV professionnelles et grand public

Appliquer des CGV B2B à des consommateurs (ou l'inverse) crée des clauses abusives ou inopposables. Distinguez clairement vos conditions selon le profil de l'acheteur.

CGV B2B, CGV B2C et conditions générales d'achat

Plusieurs documents encadrent les relations commerciales, et il est essentiel de ne pas les confondre. Voici les principales différences.

CritèreCGV B2BCGV B2CConditions générales d'achat
DestinataireClients professionnelsConsommateurs (particuliers)Fournisseurs
Texte de référenceCode de commerce (art. L. 441-1 et s.)Code de la consommationLiberté contractuelle de l'acheteur
Rédigées parLe vendeurLe vendeurL'acheteur
CommunicationSur demande du client professionnelObligatoire et préalableLors de la commande
Limitation de responsabilitéLargement admiseTrès encadréeÀ la main de l'acheteur
Droit de rétractationNon (sauf accord)Oui dans de nombreux casSans objet
Tableau comparatif — CGV B2B · CGV B2C · Conditions générales d'achat

En cas de conflit avec les CGA du client

Quand votre client professionnel oppose ses conditions générales d'achat à vos CGV, le contrat se forme sur les clauses compatibles ; les clauses contradictoires s'annulent et le droit commun reprend la main. D'où l'importance d'une clause d'opposabilité claire et d'un accord écrit en cas de négociation.

Effets, opposabilité et vie de vos CGV

Une fois rédigées, vos CGV ne valent que par leur opposabilité. Elles ne produisent leurs effets que si le client professionnel en a pris connaissance avant de commander et les a acceptées — l'acceptation pouvant résulter de la simple passation de la commande, dès lors que les CGV figurent sur le devis ou le bon de commande.

En pratique, intégrez un renvoi explicite à vos CGV sur tous vos documents commerciaux, faites-les accepter (case à cocher en ligne, mention signée sur le devis) et conservez la preuve de cette acceptation. En cas de litige, c'est vous qui devez démontrer que le client les a acceptées.

Modifier vos CGV

Vous pouvez faire évoluer vos CGV à tout moment, mais la nouvelle version ne s'applique qu'aux commandes postérieures à sa communication. Une commande déjà passée reste régie par les CGV en vigueur au jour de son acceptation. Datez systématiquement chaque version.

Questions fréquentes

Entre professionnels, vous n'êtes tenu de communiquer vos CGV qu'à la demande de votre client (article L. 441-1 du Code de commerce). Mais ne pas en avoir vous prive de toutes leurs protections : sans CGV, c'est le droit commun supplétif qui s'applique, souvent à votre désavantage. Les rédiger et les transmettre systématiquement est donc fortement recommandé.

Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.

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