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Bon de commande
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Aperçu du document
Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.
Acme SAS (SAS)
10 rue de la République
75001 Paris
RCS Paris 123456789
Bêta SARL (SARL)
42 cours Lafayette
69003 Lyon
RCS Lyon 987654321
Paris, le 12 mai 2026
BON DE COMMANDE
N° BC-2026-019
- Date d'émission
- 12 mai 2026
- Livraison souhaitée
- 26 mai 2026
- Adresse de livraison
- Acme SAS — Service logistique, 10 rue de la République, 75001 Paris (quai de livraison côté cour)
- Contact sur place
- Camille Lefèvre — 01 40 00 00 00
1. Articles commandés
- [REF-1042] Ordinateurs portables 14 pouces — configuration standard
- 5 × 1 380,00 € = 6 900,00 €
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- 5 × 220,00 € = 1 100,00 €
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Créer mon documentQu'est-ce qu'un bon de commande ?
Le bon de commande est le document commercial par lequel un acheteur formalise une commande de biens ou de services auprès d'un fournisseur. Il récapitule les références commandées, les quantités, les prix unitaires hors taxes, ainsi que les conditions de livraison et de règlement.
Sur le plan juridique, le bon de commande matérialise une offre ou une acceptation dans le processus de formation du contrat de vente (articles 1113 et suivants du Code civil). Lorsqu'il répond à un devis ou à une offre du fournisseur, il vaut acceptation et scelle l'accord ; lorsqu'il est émis spontanément par l'acheteur, il constitue une offre que le fournisseur accepte expressément ou par le commencement d'exécution (préparation, expédition).
À ne pas confondre avec la facture : le bon de commande précède la livraison et engage l'acheteur sur ce qu'il commande, tandis que la facture, émise par le fournisseur après exécution, constate la créance et déclenche le délai de paiement. Le rapprochement des deux documents est au cœur du contrôle comptable et fiscal de l'entreprise.
À quoi sert un bon de commande et qui est concerné ?
Le bon de commande sécurise la relation d'achat en figeant les engagements de chacun avant la livraison. Pour l'acheteur, c'est la preuve de ce qui a été commandé, à quel prix et à quelles conditions ; pour le fournisseur, c'est l'instruction écrite qui autorise la préparation et l'expédition. Il sert aussi de pièce justificative comptable et de point d'ancrage en cas de litige sur la quantité, la qualité ou le prix.
Les parties concernées
L'acheteur
L'entreprise (ou le professionnel) qui passe la commande. Elle s'engage sur les références, les quantités, le prix et les conditions qu'elle précise, et devra régler la facture conforme dans le délai convenu.
Le fournisseur
L'entreprise qui reçoit la commande, l'accepte et exécute la livraison ou la prestation. Elle émettra ensuite la facture correspondante, qu'elle pourra rapprocher du bon de commande.
Un outil de pilotage des achats
Au-delà de sa valeur juridique, le bon de commande structure votre processus achats : numérotation séquentielle, traçabilité des engagements, suivi des livraisons attendues et contrôle des factures reçues. C'est la première brique d'une comptabilité saine.
Quand établir un bon de commande ?
Le bon de commande n'est pas obligatoire dans toutes les ventes, mais il devient vite indispensable dès que l'achat porte sur des montants significatifs, des quantités multiples, ou suppose une livraison différée. Il s'impose en pratique dans plusieurs situations :
- Une commande répondant à un devis : le bon de commande vaut acceptation et déclenche l'engagement réciproque.
- Un achat de marchandises ou de fournitures à un fournisseur, surtout lorsque la livraison est ultérieure à la commande.
- Une commande comportant plusieurs lignes (références, quantités, prix distincts) qu'il faut récapituler précisément.
- Un achat soumis à des conditions particulières (créneau de livraison, emballage, contrôle qualité, réserve de propriété).
- Toute relation d'affaires récurrente où la traçabilité commande / livraison / facture est nécessaire au suivi comptable.
Avant la livraison, jamais après
Le bon de commande se rédige et s'échange en amont de l'exécution. Émettre un « bon de commande » après réception de la marchandise n'aurait plus de portée d'engagement : il deviendrait un simple récapitulatif a posteriori.
Les mentions essentielles d'un bon de commande
Un bon de commande efficace ne laisse aucune place à l'ambiguïté. Chaque rubrique a un rôle précis, juridique ou comptable. Voici les éléments à y faire figurer.
Identification des parties
Dénomination, adresse et représentant de l'acheteur et du fournisseur. Une identification complète conditionne l'opposabilité de l'engagement et le rapprochement avec la facture.
Numéro et date d'émission
Un numéro séquentiel (ex. BC-2026-019) et la date d'émission assurent la traçabilité comptable et servent de référence dans tous les échanges ultérieurs.
Désignation détaillée des articles
Pour chaque ligne : référence, description précise, quantité et prix unitaire hors taxes. Un prix déterminé et accepté engage l'acheteur (article 1163 du Code civil).
Total HT et régime de TVA
Le total hors taxes commandé, étant entendu que la TVA s'ajoute au taux propre au fournisseur — sauf franchise en base (mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »).
Livraison
Date de livraison souhaitée, adresse précise et, le cas échéant, contact sur place. Ces éléments encadrent l'exécution et facilitent le contrôle à réception.
Conditions de règlement
Mode de paiement (virement, chèque, prélèvement), délai (au plus 60 jours, voir ci-dessous) et point de départ du délai (date de facture, de réception ou de livraison).
Référence aux CGV / CGA
Identifier par version et date les conditions générales applicables (vente du fournisseur ou achat de l'acheteur) fixe le cadre contractuel : garantie, réserve de propriété, juridiction compétente.
Conditions particulières
Toute exigence spécifique (créneau de livraison, emballage individuel, contrôle qualité, retour aux frais du fournisseur en cas de non-conformité) précisée par écrit pour éviter les contestations.
Délai de paiement : le plafond légal entre professionnels
Entre professionnels, le délai de paiement n'est pas totalement libre : la loi le plafonne pour lutter contre les retards qui asphyxient la trésorerie des fournisseurs.
À défaut d'accord entre les parties, le délai de règlement est de 30 jours à compter de la réception des marchandises ou de l'exécution de la prestation. Les parties peuvent convenir d'un délai plus long, mais il ne peut dépasser 60 jours à compter de la date d'émission de la facture — ou, si c'est expressément stipulé au contrat, 45 jours fin de mois (article L. 441-10 du Code de commerce).
Un dépassement vous expose à une amende
Convenir d'un délai supérieur au plafond légal est illicite et expose aussi bien l'acheteur que le fournisseur à une amende administrative (article L. 441-16 du Code de commerce). Indiquer 30 jours reste le réflexe le plus sûr ; au-delà de 60 jours, l'alerte de conformité se déclenche.
En cas de retard de paiement, des pénalités au moins égales à trois fois le taux d'intérêt légal sont dues de plein droit, sans qu'un rappel soit nécessaire, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement (article L. 441-10 et article D. 441-5 du Code de commerce). Préciser le mode et le point de départ du délai sur le bon de commande lève toute ambiguïté.
Points de vigilance avant d'émettre
Quelques contrôles avant d'envoyer votre bon de commande vous évitent des litiges au moment de la livraison ou de la facturation.
Prix conforme à l'offre reçue
Vérifiez que chaque prix unitaire correspond bien au devis ou à l'offre du fournisseur. Un prix déterminé et accepté vous engage : une divergence se règle avant émission, pas au moment de la facture.
Prix toujours hors taxes
Saisissez des montants hors taxes. La TVA s'ajoute en sus au taux du fournisseur, sauf s'il relève de la franchise en base (« TVA non applicable, art. 293 B du CGI »). Confondre HT et TTC fausse le total commandé.
Cohérence des dates
La date de livraison souhaitée doit être postérieure à la date d'émission. Une livraison antérieure à la commande révèle une incohérence à corriger.
Hiérarchie des conditions générales
Si vous disposez de conditions générales d'achat (CGA) et que le fournisseur a ses CGV, précisez lesquelles priment en cas de contradiction — sinon le litige porte sur le jeu de clauses réellement accepté.
Les erreurs à éviter
Stipuler un délai de paiement illégal
Inscrire 75 ou 90 jours dépasse le plafond de 60 jours et expose les deux parties à une amende administrative. À défaut d'accord, retenez 30 jours, le délai supplétif le plus sûr.
Une numérotation aléatoire
Sans numéro séquentiel, le rapprochement commande / livraison / facture devient laborieux et la traçabilité comptable en pâtit. Adoptez un format du type BC-AAAA-001.
Une description imprécise des articles
Une désignation vague (« divers matériels ») ouvre la porte aux contestations sur ce qui a réellement été commandé. Référence, description, quantité et prix doivent être explicites.
Oublier de référencer les conditions générales
Sans renvoi aux CGV ou CGA, le cadre contractuel (garantie, réserve de propriété, juridiction) reste flou. Identifiez le texte applicable par sa version et sa date.
Bon de commande, devis, bon de livraison ou facture ?
Ces documents jalonnent la vie d'une commande mais n'ont ni le même auteur, ni le même moment, ni le même rôle. Voici comment les distinguer :
| Document | Émis par | Moment | Rôle |
|---|---|---|---|
| Devis | Le fournisseur | Avant la commande | Offre chiffrée que l'acheteur peut accepter |
| Bon de commande | L'acheteur | À la commande | Engage l'acheteur sur articles, prix et conditions |
| Bon de livraison | Le fournisseur | À la livraison | Atteste la remise des biens et permet le contrôle à réception |
| Facture | Le fournisseur | Après exécution | Constate la créance et déclenche le délai de paiement |
Effets et suites du bon de commande
Une fois accepté par le fournisseur, le bon de commande engage l'acheteur sur les conditions qu'il a précisées. L'acceptation peut être expresse (signature, retour d'un accusé) ou résulter du commencement d'exécution : le silence du fournisseur, suivi de la préparation ou de l'expédition de la commande, vaut souvent acceptation.
Modification et annulation
Toute modification de la commande (quantité, référence, prix, délai) devrait faire l'objet d'un accord écrit entre les parties. À défaut, c'est le bon de commande initial qui fait foi. Une annulation après acceptation peut engager la responsabilité de l'acheteur, surtout si le fournisseur a déjà engagé des frais.
Du bon de commande à la facture
Après la livraison, le fournisseur émet sa facture, que vous rapprochez du bon de commande pour vérifier la conformité (articles livrés, quantités, prix). Le délai de paiement court alors selon les conditions convenues. Conservez le bon de commande avec la facture et le bon de livraison : ce triptyque constitue votre dossier justificatif en comptabilité comme en cas de contrôle.
Questions fréquentes
Aucune loi n'impose de manière générale un bon de commande pour acheter. Il devient toutefois indispensable en pratique dès que la commande porte sur plusieurs lignes, des montants significatifs ou une livraison différée : il prouve ce qui a été commandé, à quel prix et à quelles conditions, et sécurise le rapprochement avec la facture.
Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.
Comment rédiger votre bon de commande, étape par étape
Notre assistant vous guide rubrique après rubrique pour produire un bon de commande complet et conforme. Voici les informations à préparer :
Un document à votre nom
Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être daté, signé et adressé à votre fournisseur.