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Attestation sur l'honneur (modèle générique)

L'attestation sur l'honneur vous permet de déclarer officiellement un fait que vous certifiez exact, pour une démarche administrative, scolaire, professionnelle ou bancaire. Rédigez la vôtre en quelques minutes — et maîtrisez chaque exigence grâce à ce guide complet, à jour du droit français.

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Mis à jour le 11 juin 2026
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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.

ATTESTATION SUR L'HONNEUR

Non-perception de revenus locatifs en 2025

Je soussigné(e) M. Jean Dupont, né(e) le 12 avril 1985 à Lyon (69), demeurant 10 rue de la Paix, 75002 Paris,

atteste sur l'honneur :

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Infographie : Attestation sur l'honneur (modèle générique) — points clés, durée de personnalisation et nombre de références juridiques
Attestation sur l'honneur (modèle générique) en bref — l'essentiel à retenir

Qu'est-ce qu'une attestation sur l'honneur ?

L'attestation sur l'honneur est un document écrit par lequel une personne déclare, sous sa propre responsabilité, qu'un fait est exact. Elle engage moralement et juridiquement son auteur, qui certifie la véracité de ses propos sans avoir nécessairement à fournir, dans l'immédiat, un justificatif officiel.

C'est avant tout un acte de bonne foi : vous affirmez une situation (un domicile, une absence de revenus, une vie commune, un lien familial…) que l'organisme destinataire accepte de prendre en compte sur la foi de votre signature. Cette confiance a une contrepartie : la déclaration n'a de valeur que parce qu'elle vous expose à des sanctions si elle est mensongère.

L'attestation sur l'honneur ne se confond pas avec une attestation de témoin. Lorsque vous attestez d'un fait qui vous concerne (votre propre situation), vous rédigez une attestation sur l'honneur. Lorsque vous témoignez d'un fait dont vous avez été personnellement témoin pour le compte d'autrui, dans le cadre d'une procédure, vous établissez une attestation de témoin soumise à des règles de forme particulières (article 202 du Code de procédure civile).

À quoi sert une attestation sur l'honneur et qui est concerné ?

L'attestation sur l'honneur intervient lorsqu'une démarche réclame la preuve d'un fait pour lequel il n'existe pas de justificatif officiel simple, ou en complément d'un dossier. Elle évite de devoir produire un acte administratif lourd à obtenir et accélère le traitement de votre demande, à condition d'être précise et crédible.

Des usages très variés

  • Démarches administratives : déclaration de domicile, de situation familiale, de ressources, hébergement à titre gratuit, perte d'un document.
  • Démarches bancaires : justification de l'origine des fonds, absence de compte à l'étranger, domiciliation des revenus.
  • Démarches sociales et fiscales : déclaration de non-perception de revenus, de prise en charge d'un proche, de situation de séparation.
  • Démarches scolaires et professionnelles : déclaration sur l'honneur de non-condamnation, d'exactitude des informations d'un dossier de candidature ou d'inscription.

Qui peut rédiger une attestation sur l'honneur ?

Toute personne majeure et capable peut établir une attestation sur l'honneur la concernant. Vous déclarez en votre nom propre des faits dont vous êtes certain : vous ne pouvez pas attester sur l'honneur de la situation d'un tiers à sa place.

Quelle est la valeur juridique d'une attestation sur l'honneur ?

C'est le point le plus souvent mal compris. Une attestation sur l'honneur n'a pas, à elle seule, la même force qu'un acte officiel : l'administration ou l'organisme destinataire reste libre de l'accepter, de demander des pièces complémentaires, ou de procéder à des vérifications. Elle constitue un commencement de preuve, dont la portée dépend du contexte et du sérieux de la rédaction.

Sa valeur tient surtout au fait qu'une déclaration mensongère vous expose à des poursuites pénales. C'est ce risque qui dissuade les fausses déclarations et donne à l'attestation son crédit. Bien rédigée, datée, signée et accompagnée d'une pièce d'identité, elle est admise par la grande majorité des administrations.

L'attestation ne crée pas le droit qu'elle invoque

Déclarer sur l'honneur que vous remplissez une condition ne vous donne pas automatiquement le droit correspondant. Si la vérification révèle l'inverse, la décision prise sur la foi de votre attestation peut être retirée, et les sommes indûment perçues réclamées — sans préjudice des poursuites pour fausse déclaration.

Comment rédiger votre attestation sur l'honneur, étape par étape

Une attestation efficace est courte, factuelle et sans ambiguïté. Notre assistant vous guide pour réunir chaque élément. Voici la marche à suivre :

  1. 1Identifiez-vous complètement : civilité, nom, prénom, date et lieu de naissance, et adresse complète. Cette identification est ce qui rattache la déclaration à votre responsabilité.
  2. 2Donnez un objet clair et explicite à votre attestation, qui annonce le fait déclaré et, idéalement, la démarche concernée (« Attestation de non-perception de revenus locatifs en 2025 »).
  3. 3Rédigez les faits avec la mention « atteste sur l'honneur », en restant strictement factuel : datez, chiffrez, localisez, et renvoyez aux pièces justificatives lorsque c'est possible.
  4. 4Précisez, le cas échéant, le destinataire (administration, employeur, banque) afin d'adapter le niveau de précision attendu.
  5. 5Indiquez le lieu et la date de rédaction, puis signez de votre main : une attestation non datée ou non signée n'a aucune valeur.
  6. 6Joignez la copie d'une pièce d'identité en cours de validité, presque toujours exigée pour que l'attestation soit recevable.

Un document à votre nom, prêt à signer

Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de plateforme, conservé dans votre coffre-fort. Vous pouvez l'imprimer pour le signer à la main et, si la démarche le demande, le recopier intégralement de votre main.

Les mentions indispensables d'une attestation valable

Il n'existe pas de formule unique imposée par la loi, mais une attestation crédible et recevable comporte toujours les mentions suivantes. Leur absence est la première cause de rejet par les administrations.

Identité complète du déclarant

Nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse. C'est cette identification précise qui rattache la déclaration à une personne responsable et permet d'éventuelles vérifications.

La formule « atteste sur l'honneur »

La mention « Je soussigné(e)… atteste sur l'honneur que… » donne à l'écrit sa nature de déclaration solennelle et marque votre engagement de véracité.

Un objet et des faits précis

Décrivez le fait déclaré de manière factuelle et circonscrite : dates, montants, lieux, personnes concernées. Une attestation vague (« je n'ai pas de revenus ») est plus facilement contestée qu'une attestation datée et chiffrée.

La formule d'usage

« Cette attestation est délivrée pour servir et valoir ce que de droit » indique que le document est destiné à produire ses effets auprès de tout organisme qui en aura besoin.

Lieu et date de rédaction

Indispensables : ils situent la déclaration dans le temps. Une attestation sans date est dépourvue de valeur probante.

Signature manuscrite

La signature, apposée de votre main, est ce qui engage votre responsabilité. Sans elle, le document n'est qu'un brouillon.

Attestation manuscrite ou imprimée ?

Une attestation recopiée à la main, datée et signée, a souvent une valeur probante supérieure à un simple imprimé : elle écarte le soupçon d'un document pré-rédigé. Certaines administrations l'exigent expressément. À défaut, un imprimé signé de votre main reste recevable dans la plupart des cas.

Que risque-t-on en cas de fausse attestation ?

Établir une attestation sur l'honneur mensongère n'est pas une simple maladresse : c'est un délit. Le risque pénal est ce qui fonde la valeur du document, et il est réel.

L'établissement d'une attestation faisant état de faits matériellement inexacts est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (article 441-7 du Code pénal). Les mêmes peines s'appliquent à qui falsifie une attestation ou en fait usage en la sachant inexacte.

Ces peines sont portées à trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende lorsque l'infraction est commise en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui — par exemple pour obtenir indûment une prestation sociale, un avantage fiscal ou un crédit. Selon la gravité et l'usage qui en est fait, une fausse attestation peut également être poursuivie sur le fondement du faux et usage de faux (article 441-1 du Code pénal) ou de l'escroquerie.

N'attestez que ce dont vous êtes certain

Avant de signer, relisez chaque affirmation et demandez-vous si vous pourriez la justifier en cas de contrôle. En cas de doute sur un fait, mieux vaut le formuler avec prudence, le nuancer, ou renoncer à l'attester plutôt que de vous exposer à des poursuites.

Les erreurs à éviter

Rester trop vague

Une attestation imprécise (« je n'ai pas de revenus », « j'héberge cette personne ») est facilement rejetée. Datez, chiffrez et circonscrivez : un fait précis est crédible et difficilement contestable.

Oublier la date ou la signature

Une attestation non datée ou non signée n'a aucune valeur probante. Ce sont les deux mentions dont l'absence entraîne un rejet quasi systématique.

Ne pas joindre de pièce d'identité

La plupart des administrations et des banques refusent une attestation qui n'est pas accompagnée d'une copie d'une pièce d'identité en cours de validité du déclarant.

Attester pour autrui

Vous ne pouvez déclarer sur l'honneur que des faits qui vous concernent. Attester de la situation d'un tiers à sa place fragilise, voire invalide, la démarche.

Exagérer ou arrondir un fait

Une approximation favorable (une date avancée, un montant minoré) peut suffire à caractériser la fausse déclaration. La rigueur protège votre responsabilité.

Confondre les types d'attestation

Une attestation de témoin destinée à une procédure judiciaire obéit à des règles de forme propres (article 202 du Code de procédure civile). Ne l'utilisez pas à la place d'une attestation sur l'honneur, et inversement.

Attestation sur l'honneur, certificat ou attestation de témoin ?

Plusieurs documents portent le mot « attestation » sans recouvrir la même réalité. Voici les principales distinctions à connaître pour choisir le bon écrit :

CritèreAttestation sur l'honneurAttestation de témoinCertificat administratif
Qui rédigeLa personne concernée elle-mêmeUn tiers témoin d'un faitUne administration ou un organisme
ObjetDéclarer un fait vous concernantTémoigner d'un fait pour autruiConstater officiellement une situation
Usage typeDémarches administratives, bancaires, socialesProcédure judiciaire (procès)Preuve officielle (acte, état civil…)
CadreEngagement de véracité, art. 441-7 CPForme imposée, art. 202 C. pr. civ.Délivré par l'autorité compétente
Pièce d'identitéCopie à joindre presque toujoursCopie obligatoire annexéeSans objet (document officiel)
Tableau comparatif — Attestation sur l'honneur · Attestation de témoin · Certificat administratif

Après la rédaction : transmission, conservation et vérifications

Une fois votre attestation rédigée, datée et signée, transmettez-la accompagnée de la copie de votre pièce d'identité et, si vous en disposez, des justificatifs auxquels elle renvoie. Selon la démarche, elle peut être déposée en main propre, envoyée par courrier ou téléversée dans un formulaire en ligne.

Conservez systématiquement une copie de l'attestation transmise, ainsi que la preuve de son envoi (récépissé, accusé de réception). En cas de demande de précision ou de contrôle, vous pourrez ainsi retrouver exactement ce que vous avez déclaré et à quelle date.

L'organisme peut vérifier

Les administrations disposent de moyens de recoupement (services fiscaux, organismes sociaux, fichiers). Une attestation sincère n'a rien à craindre d'une vérification : c'est précisément sa raison d'être. Gardez à portée les pièces qui appuient vos déclarations.

Questions fréquentes

Oui, mais relative : elle ne s'impose pas comme un acte officiel et l'organisme destinataire peut demander des pièces complémentaires ou procéder à des vérifications. Sa force vient surtout du fait qu'une déclaration mensongère est pénalement sanctionnée, ce qui la rend crédible lorsqu'elle est précise, datée et signée.

Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.

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