Famille & succession
Reconnaissance de dette
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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.
RECONNAISSANCE DE DETTE
Je soussigné·e Jean Dupont, né·e le 12 avril 1985 à Lyon (69), demeurant 10 rue de la Paix, 75002 Paris,
reconnais devoir à Marie Martin, né·e le 23 septembre 1990, demeurant 25 avenue Foch, 75116 Paris,
la somme de 4 500,00 € (4500 euros),
que je m'engage à lui rembourser au plus tard le 31 mai 2027.
1. Origine de la créance
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Créer mon documentQu'est-ce qu'une reconnaissance de dette ?
La reconnaissance de dette est un acte écrit par lequel une personne, le débiteur, reconnaît devoir une somme d'argent déterminée à une autre, le créancier, et s'engage à la lui rembourser. C'est un acte unilatéral : il émane du seul débiteur, qui le signe et le remet au créancier comme preuve de la dette.
Sa force tient à une exigence de forme posée par l'article 1376 du Code civil : la somme due doit y figurer en chiffres et en lettres, écrite de la main même de celui qui s'engage. En cas de différence entre les deux mentions, c'est la somme écrite en toutes lettres qui prévaut. Cette double mention est ce qui confère à l'acte sa valeur probante renforcée : elle écarte tout soupçon de montant ajouté ou modifié après coup.
À la différence d'un contrat de prêt classique signé par les deux parties, la reconnaissance de dette ne suppose pas, pour exister, la signature du créancier. Elle constate une dette déjà née — un prêt déjà remis, une vente impayée, un service rendu — et organise son remboursement. C'est avant tout un instrument de preuve, conçu pour protéger celui à qui l'on doit.
À quoi sert une reconnaissance de dette et qui est concerné ?
Prêter de l'argent à un proche sans rien écrire est une source fréquente de conflits : le débiteur conteste le montant, nie l'avoir reçu, ou l'échéance se perd dans les souvenirs. La reconnaissance de dette met fin à cette incertitude. Elle fixe noir sur blanc le montant dû, la date de remboursement et, le cas échéant, les intérêts et les modalités. En cas de désaccord, elle constitue une preuve solide que le créancier pourra produire en justice.
Les parties à l'acte
Le débiteur
Celui qui doit la somme et s'engage à la rembourser. C'est lui qui rédige l'acte, recopie de sa main la mention en chiffres et en lettres, et signe.
Le créancier
Celui à qui la somme est due. Il conserve l'original de la reconnaissance : c'est sa garantie et le titre dont il pourra se prévaloir pour réclamer le paiement.
Un usage très large
La reconnaissance de dette ne sert pas qu'aux prêts d'argent entre amis ou en famille. Elle vaut aussi pour le solde impayé d'une vente entre particuliers, le règlement d'un service rendu, un rappel de loyers, ou plus généralement toute somme due dont on veut fixer durablement la preuve.
Quand une reconnaissance de dette est-elle nécessaire ?
Un écrit est non seulement utile mais souvent obligatoire pour faire la preuve d'une dette. Le droit français fixe pour cela un seuil précis, et plusieurs autres seuils encadrent les prêts importants.
L'article 1359 du Code civil impose un écrit pour prouver tout acte juridique portant sur une somme supérieure à 1 500 €. En dessous de ce montant, la preuve par tout moyen (témoignages, échanges écrits) reste théoriquement possible, mais elle est fragile : la reconnaissance de dette demeure vivement recommandée dès le premier euro prêté.
- Au-delà de 1 500 € : l'écrit est nécessaire pour prouver la dette en justice (art. 1359 du Code civil).
- Au-delà de 5 000 € de prêt sur une même année : le prêt doit en outre être déclaré à l'administration fiscale au moyen du formulaire CERFA n° 2062 (art. 49 B de l'annexe III du Code général des impôts).
- Pour tout remboursement en espèces : le paiement entre résidents français ne peut excéder 1 000 € (art. L. 112-6 du Code monétaire et financier).
Ne pas confondre prêt et donation
Une somme remise sans intention d'être remboursée n'est pas une dette mais une donation, soumise à un régime fiscal distinct. La reconnaissance de dette suppose, par essence, un engagement de remboursement : rédigez-la uniquement si la somme doit effectivement être rendue.
Les mentions essentielles d'une reconnaissance de dette
Pour être pleinement opposable au débiteur, l'acte doit comporter un socle d'informations précises. Certaines sont exigées par la loi, d'autres sécurisent l'exécution et préviennent les contestations.
Identité complète des parties
Nom, prénom, date et lieu de naissance, et adresse du débiteur comme du créancier. Une identification incomplète peut compliquer le recouvrement.
Montant en chiffres ET en lettres
La somme due doit figurer dans les deux formes, recopiée de la main du débiteur (art. 1376). En cas de divergence, la mention en lettres l'emporte.
Origine de la créance
Préciser d'où vient la dette (prêt amical ou familial, solde de vente, service rendu, loyers impayés) qualifie l'acte et oriente, le cas échéant, sa fiscalité.
Date d'échéance du remboursement
La date à laquelle la somme doit être rendue. Elle fixe le point de départ de l'exigibilité et conditionne la mise en jeu des intérêts de retard.
Taux d'intérêt éventuel
Un prêt peut être gratuit (sans intérêts) ou rémunéré. S'il porte intérêt, le taux doit être écrit et ne jamais dépasser le taux d'usure.
Modalités de remboursement
En une fois ou échelonné en mensualités, par virement, chèque ou prélèvement. L'IBAN du créancier facilite l'exécution.
Date et signature du débiteur
L'acte doit être daté et signé par le débiteur. La date est essentielle pour le calcul de la prescription et de l'échéance.
Lieu de l'acte
Le lieu de signature complète l'acte et participe à sa traçabilité en cas de litige ultérieur.
La mention manuscrite, clé de la valeur probante
Au moment de signer, le débiteur recopie de sa main la formule « Bon pour reconnaissance de dette pour la somme de [montant en chiffres et en lettres] ». C'est cette écriture personnelle qui rend l'acte difficilement contestable.
Intérêts, gratuité et taux d'usure
Un prêt entre particuliers peut être consenti à titre gratuit ou moyennant intérêts. Le choix vous appartient, mais dès qu'un intérêt est prévu, il obéit à des règles précises.
Le prêt gratuit
Si vous n'attendez aucune rémunération, indiquez un taux de 0 % : le prêt est alors gratuit et le débiteur ne rembourse que le capital. C'est la situation la plus fréquente entre proches. Précisez-le clairement dans l'acte pour éviter toute ambiguïté.
Le prêt avec intérêts et le taux d'usure
Vous pouvez prévoir un intérêt, mais son taux ne doit jamais dépasser le taux d'usure publié chaque trimestre par la Banque de France (art. L. 314-6 du Code de la consommation). Un prêt dont le taux excède ce plafond est usuraire : les intérêts perçus en trop doivent être restitués. Pensez à vérifier le taux d'usure applicable à votre catégorie de prêt au moment de la signature.
Intérêts de retard en cas d'impayé
Indépendamment de tout intérêt conventionnel, la somme due produit, à compter de la mise en demeure restée infructueuse, des intérêts moratoires au taux légal (art. 1344-1 du Code civil). Ils s'ajoutent au capital réclamé en cas de défaut de paiement.
Points de vigilance : caution, fiscalité et prescription
Au-delà de la rédaction de base, trois sujets méritent une attention particulière, car ils conditionnent la solidité et la portée de votre acte dans le temps.
Le cautionnement
Vous pouvez renforcer la garantie en désignant une caution, c'est-à-dire un tiers qui s'engage à payer si le débiteur défaille. L'engagement est strictement encadré (art. 2288 et suivants du Code civil) : la caution doit être clairement identifiée, son engagement limité par un plafond exprès, et elle doit accepter et signer en connaissance de cause. Un cautionnement consenti sans plafond chiffré peut être annulé.
La déclaration fiscale
Lorsque le total des sommes prêtées dépasse 5 000 € au cours d'une même année, le prêt doit être déclaré à l'administration fiscale au moyen du formulaire CERFA n° 2062, joint à la déclaration annuelle de revenus (art. 49 B de l'annexe III du Code général des impôts). Cette formalité, souvent oubliée, sécurise l'opération et évite toute requalification.
La prescription
Le créancier dispose d'un délai pour agir : l'action en remboursement se prescrit en principe par cinq ans (art. 2224 du Code civil), à compter du jour où la dette est devenue exigible. Au-delà, le débiteur peut opposer la prescription. D'où l'importance de bien dater l'acte et de ne pas laisser s'écouler le délai sans réagir.
Les erreurs à éviter
Oublier la mention en lettres
Indiquer le montant seulement en chiffres affaiblit gravement l'acte : sans la mention en toutes lettres recopiée à la main, sa valeur probante peut être contestée (art. 1376).
Régler une grosse somme en espèces
Un paiement en espèces entre résidents français ne peut dépasser 1 000 € et ne laisse aucune trace bancaire. Privilégiez le virement, qui prouve la remise et le remboursement.
Fixer un taux d'intérêt usuraire
Un taux supérieur au taux d'usure de la Banque de France rend le prêt usuraire : le créancier devra restituer les intérêts perçus en trop.
Omettre la déclaration fiscale
Au-delà de 5 000 € prêtés dans l'année, ne pas déposer le CERFA 2062 expose à une requalification et à des sanctions fiscales.
Négliger la date et l'échéance
Sans date de signature ni date d'échéance claires, le point de départ de la prescription et de l'exigibilité devient incertain, au détriment du créancier.
Ne pas conserver l'original
Le créancier doit garder l'original signé : c'est le titre qui lui permettra, le cas échéant, d'engager un recouvrement.
Reconnaissance de dette, contrat de prêt ou donation ?
Plusieurs actes voisins organisent le transfert d'une somme d'argent. Le bon choix dépend de la nature exacte de l'opération.
| Critère | Reconnaissance de dette | Contrat de prêt | Donation |
|---|---|---|---|
| Nature | Acte unilatéral du débiteur | Contrat signé des deux parties | Transfert sans contrepartie |
| Signataire(s) | Le débiteur seul | Prêteur et emprunteur | Donateur (et formalisme propre) |
| Remboursement | Oui, somme à rendre | Oui, somme à rendre | Non, somme définitivement acquise |
| Rôle principal | Prouver la dette | Organiser le prêt | Transmettre un bien ou une somme |
| Référence | Art. 1376 du Code civil | Art. 1892 et s. du Code civil | Art. 894 et s. du Code civil |
Reconnaissance et contrat de prêt sont complémentaires
Rien n'interdit de cumuler les deux : un contrat de prêt détaillé entre les parties, doublé d'une reconnaissance de dette signée du seul emprunteur, offre à la fois un cadre négocié et une preuve unilatérale solide.
Effets de l'acte et que faire en cas d'impayé
Une fois signée et remise au créancier, la reconnaissance de dette produit ses effets : elle fait foi de la dette et engage le débiteur à rembourser aux conditions prévues. Si l'échéance arrive sans paiement, le créancier dispose d'une marche à suivre graduée.
- 1Relancer amiablement le débiteur, par écrit de préférence, pour garder une trace de la demande.
- 2Adresser une mise en demeure de payer par lettre recommandée : elle fait courir les intérêts moratoires au taux légal (art. 1344-1 du Code civil).
- 3À défaut de régularisation, engager une procédure de recouvrement en produisant l'original de la reconnaissance comme titre de preuve.
Agir avant la prescription
N'attendez pas : l'action en paiement se prescrit en principe par cinq ans (art. 2224 du Code civil). Passé ce délai, le débiteur peut refuser de payer en invoquant la prescription, même si la dette est réelle.
Questions fréquentes
L'acte peut être dactylographié, mais le montant doit impérativement figurer en chiffres et en lettres, écrit de la main du débiteur, qui recopie la mention « Bon pour reconnaissance de dette pour la somme de… » avant de signer (art. 1376 du Code civil). C'est cette écriture personnelle qui garantit la valeur probante.
Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.
Comment rédiger votre reconnaissance de dette, étape par étape
Notre assistant vous guide question après question pour produire un acte complet et conforme, en contrôlant au passage les seuils légaux. Voici les informations à préparer :
Un document à votre nom
Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à recevoir la mention manuscrite et les signatures.