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Contrat de prêt entre particuliers

Le contrat de prêt entre particuliers formalise un prêt d'argent entre proches et protège durablement chacun. Rédigez le vôtre en quelques minutes — et comprenez chaque clause grâce à ce guide complet, à jour du droit français.

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Mis à jour le 11 juin 2026
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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.

CONTRAT DE PRÊT ENTRE PARTICULIERS

Prêt de consommation — art. 1892 et s. du Code civil

Entre les soussignés :

M. Jean Dupont, né(e) le 12 avril 1985 à Lyon (69), de nationalité française, exerçant la profession de Cadre, demeurant 10 rue de la Paix, 75002 Paris

ci-après désigné « le Prêteur »,

D'une part,

Et :

Mme Marie Martin, né(e) le 23 septembre 1990 à Bordeaux (33), de nationalité française, exerçant la profession de Ingénieure, demeurant 25 avenue Foch, 75116 Paris

ci-après désigné « l'Emprunteur ».

D'autre part.

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Infographie : Contrat de prêt entre particuliers — points clés, durée de personnalisation et nombre de références juridiques
Contrat de prêt entre particuliers en bref — l'essentiel à retenir

Qu'est-ce qu'un contrat de prêt entre particuliers ?

Le contrat de prêt entre particuliers est l'écrit par lequel une personne (le prêteur) remet une somme d'argent à une autre (l'emprunteur), qui s'engage à la restituer, avec ou sans intérêts, selon un calendrier convenu. Juridiquement, il s'agit d'un prêt de consommation, régi par les articles 1892 à 1904 du Code civil.

Le prêt de consommation porte sur des choses qui se consomment par l'usage — typiquement de l'argent. Sa caractéristique essentielle est que l'emprunteur devient propriétaire des fonds qu'il reçoit : il n'a pas à rendre les mêmes billets, mais une somme équivalente. Il se distingue ainsi du prêt à usage (ou commodat), qui porte sur un bien à restituer en nature.

Un prêt peut tout à fait être conclu verbalement, mais sans écrit vous n'avez aucune preuve solide en cas de désaccord. Dès que la somme dépasse 1 500 €, la loi exige d'ailleurs un écrit pour pouvoir prouver l'engagement (article 1359 du Code civil). Établir un contrat écrit n'est donc pas une formalité : c'est ce qui transforme un geste de confiance en un engagement opposable.

À quoi sert ce contrat et qui est concerné ?

Ce contrat sécurise une opération que l'on conclut souvent dans un contexte affectif — un parent qui aide son enfant à acheter un logement, un ami qui dépanne, un proche qui finance un projet. Or c'est précisément quand la relation se tend, ou en cas de décès, de divorce ou de succession, que l'écrit prend toute sa valeur. Il fixe noir sur blanc le montant prêté, les modalités de remboursement et la date d'exigibilité.

Les parties au contrat

Le prêteur

La personne qui remet les fonds. C'est sur elle que pèse, en cas de litige, la charge de prouver la remise effective de l'argent. Le contrat et la trace bancaire du versement sont ses meilleurs alliés.

L'emprunteur

La personne qui reçoit la somme et s'engage à la rembourser selon l'échéancier convenu. Il fait apposer, par prudence, une mention manuscrite « Bon pour accord » à côté de sa signature.

Prêt ou donation : une frontière à ne pas franchir par inadvertance

Un prêt familial mal formalisé peut être requalifié par l'administration fiscale en donation déguisée, taxable aux droits de mutation. Un contrat daté, mentionnant une obligation réelle de remboursement et, le cas échéant, déclaré au fisc, écarte ce risque.

Quand établir un contrat de prêt entre particuliers ?

Le réflexe utile est simple : dès qu'une somme significative change de mains avec une intention de remboursement, formalisez-la. Quelques situations fréquentes :

  • Un prêt familial pour financer un apport personnel, l'achat d'une voiture ou les études d'un enfant.
  • Un coup de pouce entre amis ou entre collègues, même modeste, que l'on souhaite voir restitué.
  • Une avance de trésorerie consentie à un proche entrepreneur, en dehors de tout cadre professionnel réglementé.
  • Le rachat d'une soulte ou le rééquilibrage d'une opération familiale, où la traçabilité est essentielle.

Restez dans le cadre du prêt occasionnel entre proches

Prêter de l'argent à titre habituel et avec intérêts peut relever du monopole bancaire (article L. 511-5 du Code monétaire et financier). Ce contrat est conçu pour un prêt occasionnel entre particuliers, et non pour une activité de crédit répétée.

Les mentions et clauses essentielles du contrat

Un prêt entre particuliers bien rédigé tient en quelques clauses claires. Chacune répond à une exigence précise du droit ou anticipe une difficulté concrète.

Identité complète des parties

Nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse du prêteur et de l'emprunteur. Une identification précise évite toute contestation sur les personnes engagées.

Montant en chiffres et en lettres

L'article 1376 du Code civil impose, pour l'engagement de payer une somme, une mention du montant en chiffres et en toutes lettres. En cas de divergence, c'est la somme en lettres qui prévaut.

Remise des fonds et mode de versement

Date de remise et moyen utilisé (virement, chèque, espèces). La signature du contrat vaut quittance de cette remise. Le virement reste le mode le plus sûr car il laisse une trace incontestable.

Taux d'intérêt (ou gratuité)

Le prêt peut être gratuit (taux à 0). Si vous prévoyez des intérêts, le taux doit respecter le plafond d'usure publié chaque trimestre par la Banque de France (article L. 314-6 du Code de la consommation).

Échéancier de remboursement

Durée totale, nombre et montant des mensualités, jour d'échéance, éventuel différé et date du dernier remboursement. Un calendrier précis évite les malentendus.

Clause de remboursement anticipé

Elle autorise l'emprunteur à solder le prêt par anticipation, avec ou sans pénalité. Entre proches, l'absence de pénalité est la règle la plus courante.

Déchéance du terme

En cas d'impayé non régularisé après mise en demeure, le prêteur peut exiger l'intégralité du capital restant dû, majoré des intérêts moratoires au taux légal qui courent à compter de la mise en demeure (article 1344-1 du Code civil).

Garanties éventuelles (caution)

Une caution solidaire renforce la sécurité du prêteur. Son engagement doit identifier précisément la caution et être plafonné (articles 2288 et suivants du Code civil).

Prêt gratuit ou avec intérêts : le cadre du taux d'usure

Vous êtes libre de prêter sans intérêt — c'est fréquent entre proches — ou de fixer un taux. Mais cette liberté connaît une limite stricte : le taux d'usure.

Le taux d'intérêt conventionnel ne doit jamais dépasser le taux d'usure, c'est-à-dire le taux maximum légal publié chaque trimestre par la Banque de France pour chaque catégorie de prêt (article L. 314-6 du Code de la consommation). Un taux usuraire expose le prêteur à des sanctions et à la restitution des sommes perçues en trop. En pratique, indiquez toujours le taux d'usure de référence en vigueur au jour du contrat pour vérifier votre conformité.

Si vous percevez des intérêts, sachez qu'ils constituent pour vous, prêteur, un revenu de capitaux mobiliers imposable, à déclarer au titre de l'impôt sur le revenu. Le prêt à titre gratuit, lui, ne génère aucun revenu imposable, mais reste soumis à l'obligation déclarative fiscale décrite plus bas dès lors qu'il dépasse le seuil légal.

Mention obligatoire des intérêts

Les intérêts ne sont dus que s'ils sont expressément stipulés par écrit (article 1905 du Code civil). À défaut de clause claire, le prêt est réputé gratuit. Précisez donc systématiquement le taux retenu, même s'il est de 0 %.

Remise des fonds et preuve du prêt

La question la plus sensible en cas de litige n'est pas l'existence du contrat, mais la preuve que les fonds ont bien été remis. Si l'emprunteur conteste un jour avoir reçu l'argent, c'est au prêteur de démontrer la remise effective (jurisprudence constante de la Cour de cassation).

Virement bancaire (recommandé)

Il laisse une trace datée et nominative, la meilleure preuve de la remise. Soignez le libellé (par exemple « VIR PRET DUPONT-MARTIN ») pour qu'il soit explicite.

Chèque

Il offre également une trace bancaire exploitable, via l'encaissement et le relevé de compte de l'emprunteur.

Espèces (à éviter)

Un paiement en espèces entre résidents français ne peut excéder 1 000 € (article L. 112-6 du Code monétaire et financier) et ne laisse aucune trace : la preuve devient très difficile.

La signature ne suffit pas toujours

Un contrat signé prouve l'engagement, mais pas toujours la remise réelle des fonds. Conservez précieusement le justificatif du virement ou du chèque : c'est le complément indispensable du contrat.

L'obligation déclarative fiscale (CERFA 2062)

Dès lors que le montant total des prêts consentis ou reçus dépasse 5 000 € au cours d'une même année, le prêt doit être déclaré à l'administration fiscale au moyen du formulaire n° 2062, joint à la déclaration de revenus (article 49 B de l'annexe III du Code général des impôts). Cette formalité incombe en principe à l'emprunteur, mais le prêteur a tout intérêt à s'assurer qu'elle est accomplie.

Au-delà de son aspect fiscal, cette déclaration rend un service précieux : elle donne une date certaine au prêt et l'officialise auprès de l'administration. C'est l'un des meilleurs remparts contre une requalification en donation déguisée, qui exposerait l'opération aux droits de mutation.

Un repère chiffré simple

En dessous de 5 000 €, la déclaration n'est pas exigée ; à partir de 5 000 €, elle l'est. Le seuil s'apprécie sur l'ensemble des prêts conclus dans l'année, pas sur chaque prêt isolé.

Comment rédiger votre contrat de prêt, étape par étape

Notre assistant vous guide question après question pour produire un contrat complet et conforme. Voici les informations à préparer :

  1. 1Identifiez précisément le prêteur et l'emprunteur (nom, naissance, adresse).
  2. 2Indiquez le montant prêté et, si vous le souhaitez, l'objet du prêt (utile pour écarter la donation déguisée).
  3. 3Précisez la date et le mode de remise des fonds (virement recommandé) et sa référence.
  4. 4Choisissez la gratuité ou un taux d'intérêt, en vérifiant qu'il respecte le taux d'usure de référence.
  5. 5Définissez l'échéancier : durée, nombre d'échéances, jour d'échéance, différé éventuel et date du dernier remboursement.
  6. 6Activez les options utiles : remboursement anticipé, caution solidaire plafonnée, clause de déchéance et de résiliation.
  7. 7Renseignez l'engagement de déclaration fiscale si le prêt dépasse 5 000 €, puis le lieu, la date et le tribunal compétent.

Un document à votre nom

Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé en deux exemplaires.

Les erreurs à éviter

Se contenter d'un accord verbal

Au-delà de 1 500 €, l'écrit est requis pour prouver le prêt (article 1359). Sans contrat ni trace du versement, vous risquez de ne jamais récupérer votre argent.

Omettre la déclaration fiscale

Ne pas déclarer un prêt supérieur à 5 000 € expose à un redressement et fragilise la qualification de prêt face à l'administration.

Dépasser le taux d'usure

Un taux d'intérêt supérieur au plafond publié par la Banque de France est usuraire : il expose le prêteur à des sanctions et à la restitution du trop-perçu.

Remettre des fonds en espèces

Au-delà de 1 000 €, c'est interdit entre résidents ; en deçà, c'est légal mais sans preuve. Préférez toujours le virement.

Oublier la mention en lettres

Sans le montant écrit en toutes lettres (article 1376), la force probante de l'engagement de l'emprunteur peut être contestée.

Prêt, reconnaissance de dette, donation ou prêt à usage ?

Plusieurs documents proches existent : choisir le bon évite toute requalification. Voici leurs principales différences.

CritèreContrat de prêtReconnaissance de detteDonationPrêt à usage (commodat)
ObjetRemise d'argent à rembourserAveu unilatéral d'une detteTransmission sans contrepartiePrêt d'un bien à restituer en nature
EngagementBilatéral (prêteur et emprunteur)Unilatéral (le débiteur)Du donateur vers le donataireBilatéral, à titre gratuit
RemboursementOui, selon échéancierOui, dette reconnueNon, irrévocable en principeRestitution du bien, pas d'argent
Base légaleArt. 1892 et s. C. civ.Art. 1376 C. civ.Art. 894 et s. C. civ.Art. 1875 et s. C. civ.
FiscalitéDéclaration CERFA 2062 > 5 000 €Selon le prêt sous-jacentDroits de donation possiblesPas de remise d'argent
Tableau comparatif — Contrat de prêt · Reconnaissance de dette · Donation · Prêt à usage (commodat)

Contrat de prêt et reconnaissance de dette se complètent

Le contrat de prêt organise l'opération dans sa globalité (taux, échéancier, garanties). La reconnaissance de dette, plus simple, est un aveu unilatéral du débiteur. Les deux peuvent coexister pour renforcer la sécurité du prêteur.

Effets du contrat et que faire en cas d'impayé

Une fois signé, le contrat oblige l'emprunteur à restituer la somme selon l'échéancier convenu. À l'échéance de chaque mensualité, le paiement est exigible ; à défaut, le prêteur peut agir.

La mise en demeure préalable

En cas d'échéance impayée, la première étape est d'adresser à l'emprunteur une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, lui laissant un délai pour régulariser. C'est aussi le point de départ des intérêts moratoires au taux légal (article 1344-1 du Code civil).

La déchéance du terme

Si la clause de déchéance du terme a été prévue et que la mise en demeure reste infructueuse, le prêteur peut exiger le remboursement immédiat de l'intégralité du capital restant dû, sans attendre les échéances futures. La caution éventuelle peut alors être appelée dans la limite de son plafond.

Pensez à la prescription

L'action en remboursement d'un prêt entre particuliers se prescrit en principe par cinq ans (article 2224 du Code civil). N'attendez pas trop longtemps pour réclamer votre dû et conservez tous les justificatifs.

Questions fréquentes

Un prêt peut être conclu verbalement, mais dès que la somme dépasse 1 500 €, la loi exige un écrit pour pouvoir prouver l'engagement (article 1359 du Code civil). En pratique, un contrat écrit est indispensable quel que soit le montant : c'est votre seule preuve solide en cas de désaccord.

Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.

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