Propriété intellectuelle & confidentialité
Cession de droits à l'image
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Voici à quoi ressemble votre document, rempli avec un exemple. Le vôtre sera rédigé à partir de vos réponses.
AUTORISATION DE CESSION DE DROITS À L'IMAGE
Entre les soussignés :
Mme Marie Martin, né(e) le 23 septembre 1990 à Bordeaux (33), de nationalité française, exerçant la profession de Ingénieure, demeurant 25 avenue Foch, 75116 Paris
ci-après désigné « la Personne (cédante) »,
D'une part,
Et :
La société Acme SAS, SAS au capital de 10 000,00 €, dont le siège social est situé 10 rue de la République, 75001 Paris, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 123456789, représentée par Camille Lefèvre, en sa qualité de Présidente
ci-après désignée « le Bénéficiaire ».
D'autre part.
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Créer mon documentQu'est-ce qu'une cession de droits à l'image ?
L'autorisation de cession de droits à l'image est l'acte par lequel une personne (la cédante) consent à ce qu'un bénéficiaire reproduise, diffuse et communique au public son image, dans un cadre précisément délimité. Elle repose sur l'article 9 du Code civil, qui protège le droit à l'image comme attribut de la vie privée.
En droit français, l'image d'une personne lui appartient : nul ne peut la capter, la reproduire ou la diffuser sans son accord, dès lors qu'elle est identifiable. Ce droit est dit « extrapatrimonial » — il ne se « vend » pas définitivement comme un bien. On parle donc plus exactement d'une autorisation d'exploitation, révocable et strictement encadrée, que d'une cession au sens classique du terme.
Parce qu'une image permet d'identifier une personne, elle constitue aussi une donnée à caractère personnel au sens du RGPD. L'autorisation joue alors un double rôle : elle matérialise le consentement civil au titre de l'article 9 du Code civil, et le consentement au traitement de données au sens de l'article 6.1.a du RGPD. C'est cette double nature qui impose une rédaction rigoureuse.
Une autorisation, pas un blanc-seing
L'autorisation à l'image s'interprète toujours strictement. Seuls les usages, supports et finalités expressément mentionnés sont couverts : tout ce qui n'est pas écrit n'est pas autorisé.
À quoi sert ce document et qui est concerné ?
Ce document sécurise l'exploitation d'une image pour les deux parties. Pour le bénéficiaire (entreprise, association, média, organisateur d'événement), il constitue la preuve écrite d'un consentement éclairé et délimité, indispensable en cas de contrôle ou de litige. Pour la personne, il garantit que son image ne sera utilisée que dans le périmètre qu'elle a accepté, et qu'elle conserve ses droits de retrait et d'opposition.
Les parties à l'autorisation
La personne (cédante)
La personne physique dont l'image est captée et diffusée : salarié, dirigeant, modèle, participant à un événement, intervenant. Elle doit être informée de tous les usages prévus avant de consentir.
Le bénéficiaire
Celui qui exploite l'image : entreprise, agence, média, association, collectivité. Au regard du RGPD, il agit le plus souvent en qualité de responsable du traitement de cette donnée personnelle.
Sont typiquement concernés : la communication institutionnelle d'une entreprise (site, plaquettes, rapport annuel), la publicité et le marketing, la communication RH et la marque employeur, la couverture d'événements, ou encore l'usage éditorial par un média. Chaque finalité appelle un niveau d'attention différent.
Mineurs et majeurs protégés
Pour un mineur, l'autorisation des deux titulaires de l'autorité parentale est exigée (articles 371-1 et 372 du Code civil). Pour un majeur protégé, l'intervention du curateur ou du tuteur s'impose. Une autorisation signée par l'intéressé seul serait, dans ces cas, sans valeur.
Quand utiliser une autorisation de droits à l'image ?
L'autorisation doit être recueillie avant toute diffusion, idéalement au moment de la captation. Mieux vaut la signer en amont d'une séance photo ou vidéo plutôt que de chercher à régulariser après coup, lorsque les supports sont déjà publiés.
- Séance portrait ou reportage interne destiné au site, aux réseaux sociaux ou aux supports commerciaux de l'entreprise.
- Campagne publicitaire ou marketing mettant en avant le visage d'une personne (modèle, ambassadeur, salarié).
- Communication RH et marque employeur : témoignages de collaborateurs, photos d'équipe, vidéos de recrutement.
- Couverture d'un événement (conférence, salon, séminaire) où des participants identifiables sont filmés ou photographiés.
- Usage éditorial : illustration d'un article, d'un dossier ou d'un contenu informationnel.
Photo de groupe et lieu public
Une personne noyée dans une foule, non isolée ni mise en avant, ou présente accessoirement dans un lieu public, peut parfois être diffusée sans autorisation individuelle. Mais dès qu'une personne est isolée, identifiable et reconnaissable, son accord redevient nécessaire. Dans le doute, recueillez l'autorisation.
Les éléments essentiels de l'autorisation
La validité de l'autorisation tient à sa précision. Quatre paramètres délimitent le périmètre du consentement : les supports, la finalité, le territoire et la durée. À cela s'ajoutent les clauses de protection (dignité, RGPD) et, le cas échéant, la contrepartie financière.
Identité des parties et contexte
Identité de la personne et du bénéficiaire, et description précise de la captation : date, lieu, événement, type de prise de vue. Un contexte vague fragilise l'ensemble de l'acte.
Supports autorisés
La liste expresse des canaux de diffusion : site internet, réseaux sociaux nommément cités, plaquettes, affichage, presse… Une formule « tous supports » est jugée trop générale et reste contestable.
Finalité
L'usage pour lequel l'image est cédée (corporate, publicité, RH, événementiel, éditorial). Le consentement ne vaut que pour cette finalité : un détournement vers un autre usage est sanctionnable.
Territoire
L'étendue géographique de la diffusion (France, Union européenne, monde entier). Une diffusion en ligne accessible internationalement justifie un territoire large, mais il doit être explicitement convenu.
Durée
La période pendant laquelle l'exploitation est autorisée. Une durée raisonnable (1 à 5 ans), reconductible par avenant, sécurise mieux qu'un engagement « à vie » fragile.
Exclusivité
Le choix entre cession exclusive (la personne ne pourra accorder la même image à un tiers) ou non exclusive. L'exclusivité est plus engageante et appelle souvent une contrepartie.
Rémunération ou gratuité
La cession peut être gracieuse — fréquent en corporate ou RH — ou indemnisée. Pour un usage publicitaire, une contrepartie, même symbolique, sécurise l'opération.
Clauses de protection
Le respect de la dignité et des droits moraux, l'interdiction des retouches dénaturantes et des associations préjudiciables, ainsi que la mention des droits RGPD de la personne.
Supports, finalité et territoire : délimiter sans flou
C'est ici que se gagnent ou se perdent les autorisations. Le juge interprète toujours strictement, support par support et usage par usage : tout ce qui n'est pas expressément couvert reste à recueillir.
Lister chaque support
Énumérez précisément les canaux : « site internet, LinkedIn et Instagram du bénéficiaire » couvre ces trois canaux uniquement. Une diffusion télévisée ou un affichage grand format non listé exigera un nouvel accord écrit. Une autorisation « tous supports, tous usages » est jugée trop large et reste contestable, même signée.
Respecter la finalité annoncée
Le consentement ne vaut que pour la finalité annoncée. Une image cédée pour de la communication corporate ne peut être réutilisée pour une campagne publicitaire payante : ce serait un détournement de finalité, sanctionnable au titre du droit à l'image comme du principe de limitation des finalités du RGPD (article 5.1.b). La personne pourrait alors s'opposer à l'usage et demander le retrait.
Penser le territoire à l'ère du numérique
Une diffusion sur internet est par nature accessible partout. Si la diffusion est mondiale, mieux vaut convenir d'un territoire « monde entier » plutôt que de prétendre limiter à la France une image en réalité accessible de partout. La cohérence entre le territoire annoncé et la réalité de la diffusion renforce la solidité de l'acte.
Le piège du détournement de finalité
Réemployer une photo prise pour le rapport annuel dans une publicité produit constitue un détournement de finalité. La personne peut s'y opposer, demander le retrait et, selon le préjudice, engager la responsabilité du bénéficiaire.
Gratuité ou rémunération : quel choix selon l'usage ?
Une cession gracieuse est parfaitement valable et fréquente pour un usage interne, institutionnel ou RH. En revanche, pour une exploitation publicitaire ou commerciale, l'absence de contrepartie rend l'accord plus facilement contestable : la personne pourra invoquer une exploitation commerciale gratuite abusive.
Une indemnité, même symbolique, matérialise le caractère négocié et éclairé du consentement, et sécurise l'opération. Le montant convenu est versé à la signature et figure expressément dans l'acte. À l'inverse, si la cession est gracieuse, l'acte le mentionne clairement, sans contrepartie financière.
Une règle simple à retenir
Portrait pour le site corporate ou un témoignage RH : à titre gracieux, sans difficulté. Visage en tête d'une campagne d'affichage ou d'une publicité : prévoyez une rémunération, faute de quoi l'autorisation est plus fragile.
Les erreurs à éviter
Une autorisation « tous supports »
Une formule trop générale est jugée non éclairée et reste contestable. Seuls les supports expressément listés sont couverts : énumérez-les un par un.
Confondre les finalités
Réutiliser pour de la publicité une image cédée pour du corporate est un détournement de finalité, sanctionnable au titre du droit à l'image et du RGPD.
Une durée illimitée ou « à perpétuité »
Plus la durée est longue, plus l'autorisation paraît disproportionnée et fragile. Au-delà de dix ans, le risque de contestation augmente nettement.
Oublier les droits RGPD
L'image est une donnée personnelle. L'acte doit rappeler le droit de retrait du consentement, d'opposition et d'effacement, sous peine d'une autorisation incomplète.
Négliger le consentement d'un mineur
Faire signer un mineur seul, sans l'accord des deux parents, prive l'autorisation de toute valeur. Vérifiez toujours la capacité de la personne.
Une cession publicitaire gratuite
Pour de la publicité, l'absence totale de contrepartie ouvre la voie à une remise en cause. Prévoyez une indemnité, même modeste.
RGPD, droit de retrait et dignité : les protections de la personne
Parce que l'image est une donnée personnelle, le bénéficiaire agit en qualité de responsable du traitement. L'autorisation vaut consentement éclairé au sens de l'article 6.1.a du RGPD, et la personne conserve l'intégralité de ses droits.
Le droit de retrait du consentement
La personne peut retirer son consentement à tout moment, aussi facilement qu'elle l'a donné (article 7, paragraphe 3 du RGPD). Ce retrait n'affecte pas la licéité des traitements déjà réalisés, mais il oblige le bénéficiaire à cesser, pour l'avenir, l'exploitation et à retirer les supports qu'il contrôle dans un délai raisonnable. C'est l'une des grandes différences avec une cession patrimoniale définitive.
Les droits d'accès, d'opposition et d'effacement
La personne dispose des droits d'accès, de rectification, d'effacement (article 17 du RGPD) et d'opposition pour motif légitime. Elle peut les exercer auprès du bénéficiaire, dont les coordonnées doivent figurer dans l'acte. Ces droits ne se négocient pas : ils sont d'ordre public et survivent à l'autorisation.
Le respect de la dignité et des droits moraux
L'autorisation ne couvre jamais un usage préjudiciable, dénigrant ou détourné. Toute retouche substantielle, toute association à un contenu portant atteinte à l'honneur, à la considération ou à la dignité, tout usage politique ou religieux non prévu est interdit. Même dans le cadre d'une autorisation valable, la personne peut exiger le retrait d'un support en cas d'atteinte caractérisée à ses droits.
Le consentement reste révocable
Aucune clause ne peut valablement priver la personne de son droit de retrait ou d'opposition. Une autorisation « définitive et irrévocable » serait, sur ce point, sans effet.
Droit à l'image, droit d'auteur et contrat d'influence
On confond souvent le droit à l'image (qui protège la personne représentée) avec le droit d'auteur (qui protège le photographe, créateur de l'œuvre). Voici comment situer ce document par rapport aux contrats voisins :
| Critère | Cession de droits à l'image | Cession de droits d'auteur | Contrat d'influence |
|---|---|---|---|
| Ce qui est protégé | L'image de la personne représentée | L'œuvre créée (photo, vidéo, texte) | Une prestation de promotion rémunérée |
| Titulaire du droit | La personne photographiée ou filmée | L'auteur (photographe, vidéaste) | L'annonceur et l'influenceur |
| Fondement principal | Article 9 du Code civil et RGPD | Code de la propriété intellectuelle | Droit des contrats et droit de la consommation |
| Nature du droit | Extrapatrimonial, révocable | Patrimonial et moral | Engagement commercial réciproque |
| Quand le cumuler | Dès qu'une personne identifiable est diffusée | Pour utiliser le cliché ou la vidéo elle-même | Pour un partenariat de communication rémunéré |
Pensez à cumuler les autorisations
Pour publier une photo, vous avez souvent besoin de deux accords distincts : celui de la personne représentée (droit à l'image) et celui du photographe (droit d'auteur). L'un ne dispense jamais de l'autre.
Effets de l'autorisation et fin de l'exploitation
Une fois signée, l'autorisation permet au bénéficiaire d'exploiter l'image dans le strict périmètre convenu : les supports listés, pour la finalité annoncée, sur le territoire et pendant la durée prévus. Tout usage au-delà de ce périmètre suppose un nouvel accord écrit.
À l'expiration de la durée, l'exploitation cesse : les supports sont retirés des canaux contrôlés par le bénéficiaire dans un délai raisonnable, sauf prorogation par avenant écrit. En cours de période, le retrait du consentement par la personne produit le même effet pour l'avenir, sans remettre en cause la licéité des diffusions déjà réalisées.
Conservez la preuve
Gardez l'autorisation signée aussi longtemps que l'image est exploitée, et au-delà. En cas de contestation ou de contrôle, c'est elle qui démontre le caractère éclairé et délimité du consentement.
Questions fréquentes
Le consentement peut en théorie être verbal, mais l'écrit est indispensable en pratique : il prouve l'accord, délimite précisément les supports, la finalité, le territoire et la durée, et matérialise le consentement éclairé exigé tant par l'article 9 du Code civil que par le RGPD. Sans écrit, le bénéficiaire ne peut quasiment rien démontrer en cas de litige.
Ce guide est fourni à titre d'information et reflète l'état du droit français applicable. Pour une situation complexe ou à fort enjeu, nous vous recommandons de faire relire votre document par un professionnel du droit.
Comment rédiger votre autorisation, étape par étape
Vous êtes guidé question après question pour produire une autorisation complète et conforme. Voici les informations à préparer :
Un document à votre nom
Vous obtenez un PDF (et un format Word éditable) sans filigrane ni mention de la plateforme, conservé dans votre coffre-fort, prêt à être signé par les deux parties.